Soupçons de caisse noire au groupe ex-UMP du Sénat: Gaudin et Falco sous statut de témoins assistés
Les anciens sénateurs Jean-Claude Gaudin et Hubert Falco ont été placés fin avril sous le statut de témoin assisté dans l'enquête...

Soupçons de caisse noire au groupe ex-UMP du Sénat: Gaudin et Falco sous statut de témoins assistés

Les anciens sénateurs Jean-Claude Gaudin et Hubert Falco ont été placés fin avril sous le statut de témoin assisté dans l'enquête...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les anciens sénateurs Jean-Claude Gaudin et Hubert Falco ont été placés fin avril sous le statut de témoin assisté dans l'enquête sur un système présumé de détournement de fonds publics au profit de sénateurs de l'ex-UMP, a-t-on appris mardi de sources concordantes, confirmant une information de RTL.

Le maire LR de Marseille, Jean-Claude Gaudin, et celui de Toulon, Hubert Falco, ont été entendus fin avril par des juges financiers et placés sous le statut de témoin assisté - intermédiaire entre celui de mis en examen et de simple témoin - pour "recel de détournement de fonds publics", selon une source judiciaire.

Ce statut signifie qu'il n'existe pas à ce stade d'"indices graves ou concordants" à leur encontre.

"C'est une affaire ancienne qui connaît un nouvel épisode aujourd'hui et c'est tout sauf une surprise", a réagi M. Gaudin, dans une déclaration à l'AFP. "Le magistrat a visiblement retenu ma parfaite bonne foi. En effet, les sommes concernées correspondent uniquement à la prise en charge de mes frais pour mes activités sénatoriales entre 2009 et 2014 et j'ai pu le préciser totalement" à la justice, a-t-il poursuivi.

"Hubert Falco a pu présenter ses observations au juge d'instruction qui, après les avoir entendues, a acquis la conviction qu'aucune infraction n'avait été commise", ont indiqué de leur côté les deux avocats du maire de Toulon, Me Antoine Beauquier et Me Loïc Epaillard.

La justice enquête depuis 2012 sur un possible système de détournement, au profit de sénateurs, d'une partie des enveloppes destinées à rémunérer des collaborateurs parlementaires.

Les enquêteurs s'interrogent sur la légalité de "compléments de revenus" versés entre 2009 et 2014 à des élus du groupe de l'ex-UMP (parti devenu depuis Les Républicains), alors que les sénateurs perçoivent déjà chaque mois 5.300 euros nets d'indemnités et environ 6.000 euros pour les frais de mandat (IRFM).

Au Palais du Luxembourg, ces versements avaient leur surnom: les "ristournes".

Au total, neuf personnes, dont sept élus ou anciens élus, ont été mises en examen dans ce dossier instruit par des juges financiers depuis fin 2013, après une enquête préliminaire du parquet de Paris ouverte en 2012.

L'instruction avait été interrompue le temps d'examiner les recours de cinq sénateurs, qui contestaient la possibilité de les poursuivre en justice pour le délit de "détournement de fonds publics".

Cette question, qui traverse également l'affaire Fillon et le dossier des assistants d'eurodéputés, a été tranchée en juin 2018 par la cour de Cassation, qui a validé cette possibilité.

Partager cet article

Dans la même thématique

Soupçons de caisse noire au groupe ex-UMP du Sénat: Gaudin et Falco sous statut de témoins assistés
3min

Politique

La nomination d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, une décision « aux antipodes de l'éthique », brocarde le sénateur Jean-Raymond Hugonet

Le sénateur LR Jean-Raymond Hugonet a interpellé le gouvernement sur la nomination d'Amélie de Montchalin, actuelle ministre du Budget, comme présidente de la Cour des comptes. L’élu dénonce un risque de conflit d’intérêts. Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, accuse les oppositions de cibler la couleur politique d’Amélie de Montchalin.

Le

Paris : Proces Joel Guerriau et Sandrine Josso
2min

Politique

Condamnation de Joel Guerriau : Sandrine Josso reçue par Gérard Larcher, ce mercredi à 18h30

15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher va recevoir l’élue, ce mercredi. La députée avait fait part de son regret de ne pas avoir reçu de marque de soutien de la part du président du Sénat.

Le

Martin Ajdari, président de l’Arcom
4min

Politique

Audiovisuel public : « Il est très largement impartial, mais il y a un travail à faire pour examiner ce qu’attendent les Français », estime le président de l’Arcom

Cible de critiques récurrentes, l’audiovisuel public fait actuellement l’objet d’une commission d’enquête à l’Assemblée nationale. A la tête de l’Arcom, Martin Ajdari défend l’institution publique, tout en reconnaissant qu’il faut être à l’écoute des téléspectateurs.

Le