Strasbourg affiche Donald Trump pour inciter à voter aux européennes
Donald Trump pour encourager les électeurs à voter aux européennes de mai prochain : une centaine d'affiches mises en place...

Strasbourg affiche Donald Trump pour inciter à voter aux européennes

Donald Trump pour encourager les électeurs à voter aux européennes de mai prochain : une centaine d'affiches mises en place...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Donald Trump pour encourager les électeurs à voter aux européennes de mai prochain : une centaine d'affiches mises en place mercredi par la ville de Strasbourg présentent le visage du président américain partiellement masqué par les symboles européens.

Le slogan de cette campagne qui entend rappeler implicitement l'importance de l'Union européenne face à l'Amérique de Trump, hostile au projet européen : "Cette fois je m'inscris, je vote".

"Il est normal que Strasbourg, capitale européenne, joue un rôle pour que les citoyens s'inscrivent sur les listes électorales", fait valoir Jean-François Lanneluc, directeur de la communication à la mairie.

"Quand on lance une campagne de communication on cherche à ce que ce soit vu: il faut une aspérité. Là il y en a une, elle ne passe pas inaperçue, elle provoque un débat et c'est tant mieux".

"L'Europe reste une sorte de modèle à soutenir contre les tentations isolationnistes, que Trump incarne. Quand on voit comment il traite l'Europe... Le message est assumé, on a mesuré les risques, on savait que ça créerait du débat", poursuit-il.

Accrochées depuis mercredi matin, les affiches ont fait réagir, et plusieurs communes ont déjà sollicité la ville de Strasbourg pour récupérer cette campagne, "ce qui est tout à fait possible puisque elle est libre de droits", note encore M. Lanneluc.

Face aux éventuelles accusations de parti pris, la mairie de Strasbourg assume : "Je ne crois pas qu'une campagne comme ça fera bouger une voix", estime Jean-François Lanneluc. "On savait que ça pourrait être instrumentalisé mais il n'y a pas de communication réussie sans risques".

Début novembre, un clip gouvernemental appelant les Français à voter aux élections européennes en affichant les leaders nationalistes italien Matteo Salvini et hongrois Viktor Orban comme repoussoirs, avait conduit le mouvement Générations de Benoît Hamon (ex-PS) à saisir le CSA et la Commission nationale des comptes de campagne.

Générations estimait que ces clips étaient des vidéos partisanes de La République En Marche financées sur fonds publics.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Fighting Fake News
3min

Politique

La chroniqueuse pro-russe Xenia Fedorova visée par un arrêté d’expulsion du territoire français

La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.

Le

FRA – PARIS – CONSEIL CONSTITUTIONNEL
6min

Politique

Aide à mourir : les sénateurs socialistes présentent leurs observations au Conseil constitutionnel 

Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le