Succession de Valls dans l’Essonne: « Envoyez-nous du renfort ! » lance Mélenchon aux électeurs
Le président de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a appelé jeudi les électeurs de l'Essonne à lui "envoyer du renfort" à l...

Succession de Valls dans l’Essonne: « Envoyez-nous du renfort ! » lance Mélenchon aux électeurs

Le président de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a appelé jeudi les électeurs de l'Essonne à lui "envoyer du renfort" à l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le président de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a appelé jeudi les électeurs de l'Essonne à lui "envoyer du renfort" à l'Assemblée en élisant la candidate LFI Farida Amrani lors de la législative partielle dans l'ex-fief de Manuel Valls, dont le premier tour aura lieu dimanche.

"Ce 18e député, ne croyez pas que c'est juste une figure de style. Nous en avons besoin. Si vous voulez que la France insoumise puisse travailler correctement, il faut nous envoyer du renfort! C'est votre boulot!", a-t-il lancé lors d'un meeting de soutien à Corbeil-Essonnes.

Pour le député des Bouches-du-Rhône, l'élection de Mme Amrani, 42 ans, serait "un événement politique national" car "ceux qui croyaient qu'il suffisait de m'accabler, de me perquisitionner, m'humilier (...) ont vu avec stupeur que vous n'avez pas reculé, que vous n'avez pas ouvert les rangs, que vous n'avez pas laissé passer la calomnie, tout au contraire", a-t-il ajouté.

Des perquisitions ont été menées mi-octobre au siège de la France insoumise et au domicile de M. Mélenchon dans le cadre d'enquêtes sur les comptes de sa campagne présidentielle et sur les conditions d'emploi d'assistants d'eurodéputés, désormais confiées à des juges d'instruction.

L'ex-candidat à la présidentielle est également revenu sur l’élection sur le fil de Manuel Valls en juin 2017: "Il y aura contrairement à notre indicible naïveté la dernière fois, des assesseurs et des délégués dans tous les bureaux, nous aurons des recours avec certains magistrats qui travaillent avec nous et des avocats", a-t-il détaillé.

"Cette fois-ci, il n'y aura pas de signatures au crayon refaites au stylo. Cette fois-ci, vous ne vous mettrez pas d'accord ou il vous en coûtera. Non seulement à ceux qui organisent la triche mais ceux qui la laisseraient se dérouler devant eux sans rien dire (...) Il faut que la rigueur, la transparence, l’honnêteté du scrutin soit totale parce que c'est à cette seule condition que nous pourrons protéger notre démocratie", a-t-il ajouté.

Après sa courte défaite face à M. Valls, Farida Amrani et son suppléant Ulysse Rabaté avaient porté plainte en octobre, dénonçant "des irrégularités" commises lors des opérations de vote. La plainte avait été classée sans suite quelques mois plus tard par la justice.

Onze candidats brigueront la succession de Manuel Valls, qui a démissionné pour se lancer dans la course à la mairie de Barcelone, lors de cette élection législative partielle dont les deux tours sont programmés les 18 et 25 novembre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Chanteloup-les-Vignes : inter-ministerial meeting on cities
9min

Politique

Elisabeth Borne prend ses distances avec Gabriel Attal : « Non-événement » ou symptôme « des doutes » chez Renaissance avant 2027 ?

En quittant la présidence du Conseil national de Renaissance, Elisabeth Borne marque son « désaccord avec la ligne » de Gabriel Attal et met à mal la future candidature à la présidentielle du patron du parti. Si les proches du secrétaire général minimisent, quelques voix pointent en interne l’excès de « com’ » et « la tendance aux coups médiatiques ». François Patriat, patron des sénateurs Renaissance, prend aussi ses distances : « Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe ».

Le

Succession de Valls dans l’Essonne: « Envoyez-nous du renfort ! » lance Mélenchon aux électeurs
7min

Politique

Droits TV du football : la chaîne Ligue 1+ n’est qu’une « solution par défaut », reconnaît Nicolas de Tavernost

Interrogé au Sénat ce mercredi, le patron de la filiale média de la Ligue de football professionnelle (LFP), Nicolas de Tavernost, n’a pas caché les limites de la chaîne Ligue1 +, montée dans l’urgence par la ligue, pour le financement des clubs français. Il a été longuement interrogé sur son départ en fin de saison, perçu par plusieurs sénateurs comme la conséquence des conflits d’intérêts au sommet du football français.

Le

Succession de Valls dans l’Essonne: « Envoyez-nous du renfort ! » lance Mélenchon aux électeurs
3min

Politique

Banquets du Canon français : « Il n’y a pas de risque de trouble à l’ordre public », assure Laurent Nunez qui reste toutefois « vigilant »

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez a été interpellé par le sénateur (PS) du Finistère, Jean-Luc Fichet sur la campagne de haine dont a été victime la maire de Quimper pour avoir refusé d’accueillir dans sa ville un banquet du Canon Français, une organisation financée pour partie par le milliardaire d’extrême droite Pierre Edouard Sterin. « Ce qu’il s’est passé à Quimper est absolument ignoble » a dénoncé le ministre.

Le