Syrie : « On est dans une escalade que j’ose penser verbale » estime Christian Cambon
Christian Cambon, Président de la Commission des affaires étrangères, qualifie d’« osée et déplacée » la diplomatie de Trump. Son emploi de tweets provocateurs à l’encontre de la Russie sur le sujet sensible de la Syrie a provoqué un tollé international.

Syrie : « On est dans une escalade que j’ose penser verbale » estime Christian Cambon

Christian Cambon, Président de la Commission des affaires étrangères, qualifie d’« osée et déplacée » la diplomatie de Trump. Son emploi de tweets provocateurs à l’encontre de la Russie sur le sujet sensible de la Syrie a provoqué un tollé international.
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Par Maud Larivière

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Le président des États-Unis a averti ce mercredi la Russie d’une prochaine frappe de missiles sur la Syrie. Une déclaration en réponse au véto de Moscou concernant un projet de résolution américain visant à créer un mécanisme d'enquête indépendant sur le recours aux armes chimiques en Syrie lors de la réunion du conseil de sécurité de l’ONU. Projet souhaité suite aux bombardements présumés à l’arme chimique de Douma, dans la Ghouta orientale par l’armée de Bachar Al-Assad.

Christian Cambon, sénateur du Val-de-Marne, condamne la diplomatie de Trump : «  Je ne suis pas un grand amateur de la diplomatie du tweet. C’est un moyen de communication intéressant pour commenter l‘action, mais certainement pas pour la décider ». Il qualifie d’ailleurs la façon de faire du président américain d’« osée et déplacée » et déclare qu’il ne croit pas « que ce soient ces cris de guerre qui favorisent les choses ».

Selon le sénateur LR, ces tweets « ne nous donnent pas d’instructions pour la France, de suivre ce genre de recommandation ». D’après lui, « Les instances internationales devraient se concentrer sur le sauvetage des civils. Au lieu de s’envoyer des missiles, on ferait mieux d’organiser des couloirs humanitaires, et puis après, se mettre autour de la table ».

« On est dans une escalade que j’ose penser verbale » estime-t-il, et il conclut que malgré ce durcissement des relations entre les États-Unis et la Russie, « Il faut continuer à dialoguer, à se parler » et rappelle que « c’est la position de la France ».

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