Taché (LREM) pour « lier » aide au développement et retours de déboutés de l’asile
Le député LREM Aurélien Taché s'est prononcé jeudi pour "lier" l'aide au développement versée par Paris à l'accueil par les pays...

Taché (LREM) pour « lier » aide au développement et retours de déboutés de l’asile

Le député LREM Aurélien Taché s'est prononcé jeudi pour "lier" l'aide au développement versée par Paris à l'accueil par les pays...
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Le député LREM Aurélien Taché s'est prononcé jeudi pour "lier" l'aide au développement versée par Paris à l'accueil par les pays bénéficiaires des déboutés du droit d'asile en France.

Faisant le constat que "les reconduites (à la frontière, NDLR) pour l'instant ne sont pas suffisantes", il a remarqué sur RMC que "l'aide au développement va augmenter".

Faudrait-il la conditionner à l'acceptation par les pays bénéficiaires à accueillir les personnes parties en France mais déboutées du droit d'asile ? "Il y aurait une logique par exemple à poser ce débat avec un certain nombre de pays qui vont recevoir une aide au développement", a répondu M. Taché.

"On peut lier ces deux sujets et ce sera par exemple peut-être un des points qu'on évoquera lundi lors du débat" à l'Assemblée nationale sur l'immigration, a-t-il ajouté.

Il a en outre mis l'accent sur la nécessité de mieux intégrer les migrants, soulignant la quantité de "difficultés à régler": "série de démarches extrêmement lourdes et taxes extrêmement importantes" à payer par les entreprises souhaitant employer un étranger en situation légale, "parcours de soins rendu beaucoup plus difficile" pour les migrants.

A cet égard, il s'est dit "pas favorable à ce qu'on revoit trop l'AME (aide médicale d'Etat, versée aux demandeurs d'asile en situation irrégulière)", préférant mettre l'accent sur les "contrôles à faire certainement" face aux "abus".

Un an après la loi asile et immigration, il s'est dit "pas sûr qu'il faille une nouvelle loi" en notant que "les ministres peuvent (prendre des décisions) sans prendre une nouvelle loi".

"Ce que je souhaite, c'est pas forcément une nouvelle loi, c'est déjà qu'on puisse faire le bilan de celle que nous avons voté il y a un an pour voir ce qui fonctionne, ce qui dysfonctionne, notamment sur la question des délais", a abondé Aurore Bergé, la porte-parole de LREM sur LCI.

La députée des Yvelines qui "souhaite qu'on puisse aller vite", a précisé que de nouvelles mesures "adaptées" pourront être adoptées après ce débat "par voie réglementaire".

Après les députés le 30 septembre, les sénateurs débattront à leur tour sur le sujet, sans vote également, le 2 octobre.

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