Alexandre Benalla, l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, n'avait pas informé l'Élysée de son déplacement au Tchad avant de s'y rendre début décembre, mais a seulement prévenu la présidence française "la semaine dernière", a affirmé mercredi l'Élysée à l'AFP.
L'ex-conseiller, qui a quitté ses fonctions le 1er août, "n'a pas informé l'Élysée de ses déplacements avant de les effectuer, mais uniquement de manière récente la semaine dernière", a déclaré la présidence, sollicitée par l'AFP sur les propos de M. Benalla assurant avoir "tenu informée la plus haute autorité française".
Emmanuel Macron s'est lui rendu au Tchad le week-end dernier.
Pourquoi Alexandre Benalla a-t-il tenu informé son ancien employeur ? L'Élysée n'a pas fait de commentaires, évoquant simplement l'hypothèse qu'il ait "eu vent des mêmes rumeurs de presse que nous-mêmes".
Dans un communiqué transmis à l'AFP plus tôt mercredi matin, l'ex-conseiller, à l'origine de "l'affaire Benalla" qui a secoué l'exécutif durant l'été, a confirmé être allé au Tchad début décembre, en "accompagnant une délégation économique étrangère dans le cadre d'investissements qu'ils vont effectuer sur place". Sans préciser davantage l'objet de cette mission d'affaires.
Selon le journal Le Monde de lundi, Emmanuel Macron a assuré au président tchadien Idriss Déby que M. Benalla n'était en aucun cas missionné par l'Élysée.
Éléments biographiques d'Alexandre Benalla, ex-collaborateur de l'Elysée mis en examen pour avoir frappé des manifestants lors du 1er mai 2018
AFP
"Quelles que soient les démarches qu'entreprend M. Benalla, il n'est pas un émissaire officiel ou officieux de la présidence de la République. S'il se présentait comme tel, il est dans le faux", a affirmé mardi l'Élysée à l'AFP.
Dans son communiqué de mercredi, M. Benalla juge cette phrase "diffamatoire". "Je suis particulièrement choqué et scandalisé par les propos irresponsables tenus par +l'Élysée+, sous-entendant que j'aurais dans le cadre de mes déplacements en Afrique pu me prévaloir d'une fonction, d'un titre, ou d'un pouvoir aux fins de démarchages professionnels".
L'ex-conseiller a annoncé son intention de porter plainte.
L'Élysée "maintient évidemment" sa déclaration à la presse "concernant l'absence totale de tout rôle officiel ou officieux d'Alexandre Benalla", a répondu la présidence mercredi à l'AFP, refusant de faire d'autres commentaires.
L'ancien conseiller, spécialiste de la sécurité de personnalités, est mis en examen pour "violences volontaires", soupçonné d'avoir outrepassé ses fonctions en participant à une interpellations musclée en marge des manifestations du 1er mai à Paris.
Vous avez regardé l’émission « Agenda 2050 : Villes du futur : enfer ou paradis ?», présentée par Marie Drucker ? Retrouvez l’ensemble des sources sur lesquelles nous nous sommes appuyés pour réaliser cette émission consacrée au visage de la ville d'aujourd'hui et aux adaptations de l'espace à l'horizon 2050.
Confiné pour cause de canicule dans un appartement du centre de Pantin en Seine-Saint-Denis, épuisé par les vagues de chaleur à répétition, soucieux de l’état de santé d’un jeune bébé, Marion raconte, dans ce nouvel épisode de Dialogue Citoyen, comment elle et sa famille ont décidé de quitter la région parisienne quelques jours pour s’extraire de la fournaise dans laquelle ils vivaient depuis des semaines.
L’été caniculaire a été, à bien des égards, particulièrement violent. Cinquante-trois jours de vagues de chaleur ont entraîné sécheresses, incendies et températures insupportables. Florence Van Overmeire a perdu sa maison lors des terribles incendies qui ont frappé la Gironde. Sur le plateau de Dialogue citoyen, face aux sénateurs, cette habitante de la commune du Porge a accepté de revenir sur cette épreuve et appelle à l’accélération des procédures de reconstruction.
Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.