Tensions en Guadeloupe : « Nous attendons des pistes pour apaiser la situation », demande la sénatrice Victoire Jasmin
Alors que Jean Castex s’apprête à recevoir les élus de Guadeloupe en proie à de fortes protestations contre le passe sanitaire et l’obligation vaccinale des soignants, la sénatrice socialiste de l’île, Victoire Jasmin regrette que la seule réponse de l’exécutif soit, pour le moment, répressive.

Tensions en Guadeloupe : « Nous attendons des pistes pour apaiser la situation », demande la sénatrice Victoire Jasmin

Alors que Jean Castex s’apprête à recevoir les élus de Guadeloupe en proie à de fortes protestations contre le passe sanitaire et l’obligation vaccinale des soignants, la sénatrice socialiste de l’île, Victoire Jasmin regrette que la seule réponse de l’exécutif soit, pour le moment, répressive.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Si nous, parlementaires, nous n’avions pas demandé au Premier ministre, une entrevue, la seule réponse serait les forces de l’ordre ». Interrogée par Public Sénat, la sénatrice socialiste, Victoire Jasmin attend de l’exécutif les pistes « d'un dialogue et des pistes pour apaiser la situation ».

Après une semaine de blocage en Guadeloupe contre le passe sanitaire et l’obligation vaccinale des soignants, le Premier ministre, Jean Castex, accompagné du ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu et du ministre de la Santé Olivier Véran, va recevoir lundi soir à 18H (heure métropolitaine) des élus de l’île afin de leur permettre « d’exposer leur analyse de la situation sur place ».

Lancé le 15 novembre, l’appel grève générale en Guadeloupe s’est, depuis, accompagné de fortes tensions : blocage des routes et du CHU de Pointe à Pitre, incendies d’immeubles. Une situation en passe de devenir incontrôlable au point de pousser l’exécutif à envoyer 200 policiers et gendarmes en renfort et à rétablir un couvre-feu jusqu’à mardi matin, de 18 heures à 5 heures.

« Les gens ont peur et il y a des conséquences sur la santé de la population qui ne peut pas se déplacer pour aller à l’hôpital ou voir le médecin […] Sur certains barrages, il y a des gens qui demandent de l’argent. Il faut négocier pour pouvoir passer. C’est dramatique », relate l’élue.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Tensions en Guadeloupe : « Nous attendons des pistes pour apaiser la situation », demande la sénatrice Victoire Jasmin
2min

Politique

Relations gouvernement / Sénat : « Nous aurions besoin d’un peu plus de tendresse », ironise Hervé Marseille

Interrogé sur Public Sénat ce 4 février, le président du groupe Union centriste, Hervé Marseille, réclame davantage de considération du gouvernement vis-à-vis du Sénat, dont la majorité s’est sentie délaissée au moment des derniers arbitrages budgétaires. Les relations de part et d’autre se sont refroidies à partir du mois de décembre.

Le

Tensions en Guadeloupe : « Nous attendons des pistes pour apaiser la situation », demande la sénatrice Victoire Jasmin
4min

Politique

Réquisitions contre Marine Le Pen : « J'attends avec impatience le jugement, parce qu'on veut savoir comment va se dérouler notre élection présidentielle », déclare Laurent Jacobelli

Quatre ans de prison, dont un ferme aménageable, et cinq ans d'inéligibilité ont été requis mardi contre Marine Le Pen dans le procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires des eurodéputés FN. En revanche, à l’inverse de la condamnation de première instance, aucune exécution provisoire n’a été demandée par le parquet. « Ça prouve que tout ce que l'on disait lors de la première étape du procès était réaliste », estime Laurent Jacobelli, député et porte-parole du RN.

Le

Paris : Suspension of session of Appeal trial of Marine Le Pen
2min

Politique

Procès en appel des assistants FN : le parquet requiert quatre ans de prison, dont un ferme, et cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen, mais sans application immédiate

Trois semaines après l’ouverture du procès en appel de Marine Le Pen et de dix autres prévenus dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national), le parquet a présenté ses réquisitions ce mardi. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis, 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

Le