La petite ceinture, qui entoure sur 32 km la capitale, devait se transformer en bars, restaurants, lieux culturels... Contesté par une partie de la majorité comme par l'opposition, le projet a été retiré à la dernière minute des débats par la mairie de Paris, mardi soir.
"On a eu des conversations avec différents groupes, et il y a quelques propositions qui nous paraissent intéressantes et nécessitent de discuter avec la SNCF (partenaire du projet, ndlr)", a annoncé sobrement à l'AFP Jean-Louis Missika, adjoint de la mairie de Paris en charge de l'urbanisme.
Le plan, qui a pour objectif de réhabiliter quelque 6.000 m2, doit permettre la création d'espaces de loisirs avec "terrasses, cafés, lieux culturels, endroits où s'adonner à ses loisirs, boire", selon la mairie de Paris.
Le projet urbanistique s'inspire, entre autres, de La Recyclerie (ancienne gare Ornano) situé dans un quartier populaire du nord de la capitale, ou de l'ex-"Grand train", non loin, où des producteurs vendent des produits locaux et bios, des musiciens s'y produisent avant de laisser place à la piste de danse.
Jean-Louis Missika, adjoint de la mairie de Paris en charge de l'urbanisme, à Londres le 6 février 2017
AFP/Archives
Accusé par les écologistes de vouloir créer "un centre commercial à ciel ouvert" dans une ville qui manque déjà d'espaces verts, Jean-Louis Missika a soutenu que "le projet est respectueux de l'environnement".
"Nous n'avons pas l'intention de bétonner la petite ceinture", martelait l'élu, il y a quelques jours encore.
Mais du côté des groupes d'opposition et de certains partis de la majorité, le compte n'est pas bon.
L'opposition de droite (LR) a dénoncé mardi l'absence des maires d'arrondissements concernés (essentiellement les quartiers du Nord et Nord-Est de la capitale) dans le futur conseil d'administration.
Pour les communistes, au côté d'un projet d'aménagement, "c'est important de garder le rail", estiment-ils, suggérant de "créer un vélo-rail, +petit train+ de la découverte, et garder la vie ferroviaire pour le transport" en faisant une boucle autour de la capitale.
"Je suis déçu, on perd du temps", a admis Jean-Louis Missika, proche d'Anne Hidalgo, qui rappelle que "l'objet du vote en Conseil de Paris était seulement de donner le pouvoir à la maire de Paris, de créer une société par action simplifiée (SAS) avec la SNCF, après autorisation du Conseil d'État".
"Le risque, c'est qu'à force de vouloir des garanties, on se retrouve dans des situations où on n'aura rien", prévient l'élu.
Au soir de l’acte IV des lycéens, le ministre Edouard Geffray a annoncé un « plan d’urgence » pour remplacer les enseignants absents en réaffectant 3 000 titulaires « dans les heures ou les jours qui viennent ». Les sénateurs interrogent la faisabilité de cette mesure.
Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.
Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.
Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.