Terrorisme au Sahel : « L’opération Barkhane est de plus en plus hors-sol » estime Antoine Glaser
Invité de l’émission « On va plus loin », Antoine Glaser, journaliste spécialiste de l'Afrique décrypte la situation au Sahel alors que le terrorisme ne cesse de gagner du terrain.      

Terrorisme au Sahel : « L’opération Barkhane est de plus en plus hors-sol » estime Antoine Glaser

Invité de l’émission « On va plus loin », Antoine Glaser, journaliste spécialiste de l'Afrique décrypte la situation au Sahel alors que le terrorisme ne cesse de gagner du terrain.      
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La libération la semaine dernière, des deux otages français dans le nord du Burkina Fasso, a mis en lumière l’étendue de la menace terroriste dans la zone sahélienne.

« Il y a des zones qui sont totalement abandonnées » explique le journaliste spécialiste de l'Afrique Antoine Glaser, sur le plateau d’« On va plus loin ». « Cela veut dire que les États n’exercent pas leur souveraineté. »

Et il ajoute : « Quand on parle de lutte antiterroriste, on pense toujours à des djihadistes (…) Mais il ne faut pas croire que ce sont simplement des chefs de guerre qui attaquent Barkhane [L’opération Barkhane est une opération militaire dirigée par l’armée française - NDLR] ou les populations. Ce sont des prédicateurs qui sont beaucoup plus implantés qu’on l’imagine, dans ces zones. Et là où il n’y a pas l’État, « les types » vont même faire la justice. Ils exercent le foncier. Et en plus comme il n’y a plus d’emploi, il n’y a plus de tourisme ni rien, vous avez des dizaines de milliers de jeunes qui peuvent être recrutés. Et pas forcément pour tirer à la kalach. Ce sont simplement des jeunes qui vont être recrutés pour assurer le transport, pour faire du trafic en tout genre, dans toute cette région. »

Le journaliste estime que la lutte antiterroriste ne résoudra pas le problème à elle seule, dans la région : « Le problème est qu’on a l’impression que l’opération Barkhane est de plus en plus hors-sol (…) Cela ne correspond pas aux réalités locales, politiques, historiques (…) C’est juste la lutte antiterroriste. »

 

Vous pouvez voir et revoir cet entretien, en intégralité :

OVPL. Entretien avec Antoine Glaser, journaliste spécialiste de l'Afrique (en intégralité)
08:47

Partager cet article

Dans la même thématique

Terrorisme au Sahel : « L’opération Barkhane est de plus en plus hors-sol » estime Antoine Glaser
2min

Politique

Un collaborateur de Raphaël Arnault embauché sous pseudo : « C’est particulièrement choquant », réagit Claude Malhuret

Après l’arrestation de onze suspects, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le Parisien révèle que l’un d’eux est un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI et fondateur du mouvement antifa, Raphaël Arnault. Mais, il a été recruté sous pseudonyme. « Inacceptable », pour le sénateur Claude Malhuret.

Le

Terrorisme au Sahel : « L’opération Barkhane est de plus en plus hors-sol » estime Antoine Glaser
3min

Politique

Peine d’inéligibilité en cas de condamnations pour violences : « Cela me paraît parfaitement normal », déclare François-Noël Buffet

Lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin a annoncé qu’il comptait faire passer un texte visant à introduire une peine d’inéligibilité en cas de condamnation pour violences. Un texte qui pourrait avoir le soutien de la droite sénatoriale.

Le

Terrorisme au Sahel : « L’opération Barkhane est de plus en plus hors-sol » estime Antoine Glaser
4min

Politique

Mort de Quentin : Gérald Darmanin souhaite une peine d’inéligibilité contre « toute personne condamnée pour avoir encouragé à la violence physique » 

Les interventions se sont multipliées au Sénat, ce mercredi, pendant la séance de questions d’actualité au gouvernement, autour de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Les élus de droite et du bloc central ont largement reproché à LFI sa proximité avec la mouvance d’ultra gauche, citée dans cette affaire. Le garde des Sceaux a annoncé vouloir assortir les condamnations pour incitation à la violence d’une peine d’inéligibilité, visant explicitement le député LFI Raphaël Arnault.

Le