Terrorisme : Retailleau veut un «réarmement moral» et l’application de «l’arsenal juridique»
Bruno Retailleau, président du groupe LR du Sénat, était l’invité de l’Epreuve de vérité sur Public Sénat. Il a affirmé ses différences avec Laurent Wauquiez dans les réponses à apporter au terrorisme.

Terrorisme : Retailleau veut un «réarmement moral» et l’application de «l’arsenal juridique»

Bruno Retailleau, président du groupe LR du Sénat, était l’invité de l’Epreuve de vérité sur Public Sénat. Il a affirmé ses différences avec Laurent Wauquiez dans les réponses à apporter au terrorisme.
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Bruno Retailleau, président du groupe LR du Sénat, était l’invité de l’Epreuve de vérité ce lundi sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Radio Classique et Les Echos. Interrogé sur l’attaque terroriste de Trèbes, vendredi dernier, il a d’abord rendu « hommage » au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, décédé ce week-end. Le gendarme avait pris la place d’une otage avant que l’assaillant lui tire dessus. « Je m’incline devant sa mémoire » a affirmé Bruno Retailleau. « Qu’a fait le colonel Beltrame ? Il réaffirme que la pointe de notre civilisation, c’est le respect de la vie, jusqu’à offrir sa vie pour en sauver une autre. (…) Et en quelque sorte, il nous montre le chemin de la résistance, qui est la réaffirmation de nos valeurs » selon le sénateur LR de Vendée.

Suite à l’attaque, le président de LR, Laurent Wauquiez, s’est prononcé pour le retour à l’état d’urgence. Pour Bruno Retailleau, ce n’est pas une solution. « Très franchement, ce n’est pas le fond du problème » affirme le sénateur, qui se prononce plutôt pour un « réarmement moral » et l’application de « l’arsenal juridique » actuel.

Autre différence : alors que Laurent Wauquiez veut exclure du pays les étrangers fichés S, Bruno Retailleau veut les expulser « dès lors qu’il y a une condamnation ». Par ailleurs, le sénateur propose de rétablir « la double peine ».

Bruno Retailleau veut aussi « interdire les manifestations et les mouvements » salafistes. « Il y a des dizaines de mosquées salafistes en France, qu’est-ce qu’on attend pour les fermer ? » demande Bruno Retailleau. Il ajoute : « La burqa, nous lui avons réglé son compte. Mais nous avons affaire à un Islam politique qui est en train de conquérir des territoires, des espoirs, des cœurs, et il faut être absolument intraitable ».

Attend-il une prise de position de l’Islam de France ? « Bien sûr. Je ne crois pas que l’Etat puisse réformer de l’extérieur l’Islam. Il faut que l’Islam se réforme. C’est au nom d’un Islam dévoyé que ces terroristes portent le fer » répond Bruno Retailleau. Il continue : « Je pense qu’on a à faire au troisième totalitarisme, le totalitarisme islamiste. Ceux qui en sont se réclament de l’Islam. Ayant des amis qui sont musulmans, je sais parfaitement qu’il peut y avoir un Islam compatible avec les valeurs de la République. Mais quand l’Institut Montaigne fait une étude et que 28% des musulmans considèrent que la charia est supérieure aux lois de la République, alors on s’inquiète. (…) C’est aux Musulmans de faire ce travail de tolérance religieuse »

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