« Touche pas à mon maire! »: appel de 85 parlementaires de la majorité
A la veille de la reprise des travaux à l'Assemblée, 85 parlementaires de la majorité LREM-MoDem ont lancé lundi un appel pour...

« Touche pas à mon maire! »: appel de 85 parlementaires de la majorité

A la veille de la reprise des travaux à l'Assemblée, 85 parlementaires de la majorité LREM-MoDem ont lancé lundi un appel pour...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

A la veille de la reprise des travaux à l'Assemblée, 85 parlementaires de la majorité LREM-MoDem ont lancé lundi un appel pour dénoncer la violence à l'encontre des élus, qui a atteint, selon eux, un niveau "insupportable" cet été.

Alors que les violences contre les élus ont culminé avec le décès début août du maire de Signes (Var) dans l'exercice de ses fonctions, les députés et sénateurs signataires estiment qu'"un seuil d’alerte est atteint quand l’intimidation prend le pas sur la délibération du règlement ou de la loi", dans une tribune transmise à la presse.

"Il est devenu banal d’accuser les élus, locaux et nationaux, de tous les maux – au risque de mettre en doute l’efficacité de notre démocratie", poursuivent ces élus, alors que des menaces et dégradations de permanences visant des députés de la majorité se sont aussi succédé pendant l'été.

"À l’aube d’une nouvelle campagne municipale, il est important de réaffirmer haut et fort notre défense de la figure de l’élu local en général, et celle du maire en particulier", affirment-ils dans cet appel intitulé "Touche pas à mon maire!" et initié par les députés LREM François Jolivet et Aude Bono-Vandorme.

Ils mettent en avant le projet de loi "Engagement et proximité" attendu à l'automne qui vise à faciliter l'exercice du mandat de maire, estimant que celui-ci "doit retrouver son rôle de décideur", "condition de sa crédibilité et de l’abaissement du centre de gravité de l’action publique au plus près du terrain".

Parmi les signataires figurent les députés LREM Barbara Pompili, Stéphane Travert et Bruno Studer, l'élue MoDem Sarah El Haïry, ou encore le sénateur LREM Didier Rambaud.

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le