Meeting, visite d'entreprises et "gilets jaunes": le président des Républicains Laurent Wauquiez a lancé vendredi à Belfort son "tour de France"...
« Tour de France » et Européennes: la drôle d’entrée en campagne de Wauquiez et Bellamy
Meeting, visite d'entreprises et "gilets jaunes": le président des Républicains Laurent Wauquiez a lancé vendredi à Belfort son "tour de France"...
Par Baptiste PACE
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Meeting, visite d'entreprises et "gilets jaunes": le président des Républicains Laurent Wauquiez a lancé vendredi à Belfort son "tour de France", mais seul, rejoint seulement en fin de parcours par son trio amené à conduire la liste LR aux européennes.
Pour ce scrutin du 26 mai, Laurent Wauquiez a dévoilé une triplette composée du philosophe François-Xavier Bellamy, tête de liste, de l'élue francilienne Agnès Evren et de l'eurodéputé sortant Arnaud Danjean. "Quand vous les regardez, ils donnent envie. De jeunes visages", s'est enthousiasmé le patron de LR devant 250 militants réunis dans la salle des fêtes de Belfort.
Seulement, le "trio" n'est pas là. Pour raisons d'agenda, il ne rejoindra la délégation que lors de la visite d'entreprise dans l'après-midi. En attendant, M. Wauquiez égrène seul son discours, alternant odes à la "nouvelle droite" et critiques acerbes envers Emmanuel Macron.
Ce "tour de France" de "dialogue avec les Français" conduira M. Wauquiez samedi en Côte d'Or après un détour le même jour à Tourcoing (Nord) pour les obsèques du maire LR Didier Drouart. Dimanche il sera en Haute-Marne avant le Pas-de-Calais, la Seine-Maritime et la Seine-et-Marne.
"Débattre avec les Français, c'est aller vraiment à leur rencontre. Pas faire une succession de discussions dans des salles polyvalentes avec un scénario bien huilé et bien préparé à l'avance", assure le quadragénaire alors qu'Emmanuel Macron et Edouard Philippe multiplient les échanges dans le cadre du grand débat national.
Mais le déplacement du patron de LR ressemble fort à ses habituels sorties sur le terrain: réunion publique et visite d'entreprise. Rebelote samedi en Côte d'Or, où il échangera avec les militants de la fédération départementale LR avant une rencontre avec des acteurs du monde viticole.
Après la réunion publique belfortaine, le trio candidat a rejoint le patron à Trévenans pour une rencontre avec des artisans sur le site d'une entreprise de maçonnerie et façade. Sous la pluie, un groupe de "gilets jaunes" est installé à proximité. Une délégation s’entretient avec le quatuor, à l'abri de la presse.
- Bellamy, "homme de terrain" -
Le président des Républicains Laurent Wauquiez en visite dans le Territoire de Belfort avec François Xavier Bellamy, tête de la liste LR pour les élections européennes, le 1er Février 2019
AFP
L'échange, qui s'est "bien passé" selon l'entourage de Laurent Wauquiez, a beaucoup tourné autour des "violences policières" et du pouvoir d'achat. "Il est important que la France s'apaise", a notamment dit le président de LR, défendant le travail des forces de l'ordre.
Et M. Wauquiez de citer, en déambulant dans les couloirs de l'entreprise, les propos d'un magasinier de l'entreprise visitée, qui connaît le même problème que "des milliers de Français: il travaille avec un salaire autour de 1.800 euros, sa femme est infirmière de nuit à environ 1.600 euros. Il me disait: +on travaille tous les deux, on a du mal à s'en sortir, on est au dessus de tous les seuils d'aides: les APL c'est pas pour nous, on prend plein tarif sur la crèche, plein tarif sur la restauration, et on a du mal à s'en sortir+". Remède principal pour le patron de LR : la baisse des charges.
Critiqué, y compris en interne, pour son profil conservateur, et peu connu du grand public, François-Xavier Bellamy, 33 ans, étrenne ses nouveaux habits de campagne. Il s'enquiert auprès des artisans de la difficulté de recruter des apprentis.
"Je n'ai aucune raison de ne pas être à l'aise. Je suis un homme de terrain, je suis enseignant, je suis élu local, la réalité concrète ce n'est pas une découverte pour moi", insiste l'adjoint au maire de Versailles et enseignant en khâgne à Paris.
"Nous allons faire démentir les sondages, nous allons déjouer les pronostics, et leur montrer ce que la famille des Républicains a au fond du coffre", avait promis quelques heures plus tôt M. Wauquiez aux militants belfortains.
À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.
Après avoir supprimé lundi, l’article 2, clé de voûte de la proposition de loi sur l’aide à mourir, le Sénat a rejeté l’ensemble du texte, en adoptant des amendements de suppression sur l’ensemble des articles. A gauche comme à droite, chacun s’est renvoyé la responsabilité de ce « sabordage ».
Invitée de notre matinale, Clémentine Autain a lancé un ultimatum au Parti socialiste, et appelle le PS à « trancher » sur sa participation ou non à la primaire de la gauche « non-mélenchoniste. » Si la primaire ne se tient pas, la cofondatrice du parti l’Après n’entend pas être « la candidate de la division » et n’exclut « aucune hypothèse », même un ralliement à Jean-Luc Mélenchon.
En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.