Transition énergétique : « Il faut arrêter les frais et faire une vraie transition » selon David Cormand
Les invités de l’émission « On va plus loin » débattent de la transition énergétique alors que l’exécutif doit annoncer la semaine prochaine son arbitrage sur les fermetures de centrales nucléaires en France. 

Transition énergétique : « Il faut arrêter les frais et faire une vraie transition » selon David Cormand

Les invités de l’émission « On va plus loin » débattent de la transition énergétique alors que l’exécutif doit annoncer la semaine prochaine son arbitrage sur les fermetures de centrales nucléaires en France. 
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La semaine prochaine le gouvernement doit donner un arbitrage très attendu sur les fermetures de centrales nucléaires en France. On parle de trois scénarios possibles : le premier prévoit la fermeture de six réacteurs (en plus de celui de Fessenheim) d’ici à 2028 puis six autres d’ici à 2035. Le deuxième projette de fermer douze réacteurs entre 2028 et 2035.  Et le troisième ne prévoit aucune fermeture avant 2028 et neuf entre 2028 et 2035.

« Le scénario le plus raisonnable serait de renouveler notre parc progressivement. Et donc de commencer effectivement les fermetures pour pouvoir reconstruire les réacteurs nucléaires modernes » estime Gérard Longuet, sénateur (LR) de la Meuse et président de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. « Le nucléaire n’est pas le complément du renouvelable, il en est la condition. Il faut faire les deux. Parce que le renouvelable tel que je le connais aujourd’hui (…) est frappé d’une intermittence et d’un aléa. Donc il a besoin du nucléaire qui, lui, n’est ni intermittent, ni aléatoire (…) Il y a un bel avenir pour le nucléaire d’autant plus que l’offre va se diversifier. »

Pas de cet avis, David Cormand, secrétaire national d’Europe Écologie les Verts, explique qu’il manque un scénario qui n’a pas été évoqué : « Un scénario qui tendait à arriver à 100% d’énergie électrique d’origine renouvelable dès 2050 (…) On n’arrête pas de ne pas choisir dans cette affaire. On est à la croisée des chemins (…) Nos dirigeants depuis 60/70 ans ont fait une promesse intenable aux citoyennes et aux citoyens en leur disant : « l’énergie est inépuisable et sera toujours bon marché. » Et cette promesse (…) ne peut pas être tenue avec les énergies fossiles traditionnelles carbones. Elle ne peut pas être tenue non plus avec le nucléaire (…) Il faut arrêter les frais avec cette affaire et faire une vraie transition. »

« Il faudrait d’abord parler d’économie d’énergie »

 « Quand on réfléchit à l’avenir de l’énergie en France, il faut avoir deux priorités à l’esprit » assure de son côté  Damien Adam, député (LREM) de Seine-Maritime. « Garder un prix d’électricité qui est favorable au consommateur, avec un prix assez bas (…) Faire en sorte que nous puissions réduire notre part du nucléaire (…) de 75% à 50% (…) sans faire augmenter  l’énergie qui rejette du carbone. »

Quant à Hervé Kempf, le rédacteur en chef de Reporterre, il souhaite rappeler l’importance de faire des économies d’énergie, en premier lieu : « Il faudrait d’abord parler d’économies d’énergie, avant de revenir dans le débat éternel en France (…)  sur le nucléaire (…) Le nucléaire, c’est paradoxalement une petite part du bilan énergétique français. Parce qu’on a tendance à confondre l’énergie et l’électricité (…) Donc la première vraie programmation pluriannuelle de politique de l’énergie, ça devrait être de se dire : on économise l’énergie. »

 

Vous pouvez voir et revoir ce débat sur la transition énergétique, en intégral :

OVPL. Débat sur la transition énergétique
27:03

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