Tribune de Mélenchon: Bergé déplore une « escalade verbale », Poirson « un délire »
La porte-parole LREM Aurore Bergé a déploré lundi "une escalade verbale" et Brune Poirson un "délire" de Jean-Luc Mélenchon après...

Tribune de Mélenchon: Bergé déplore une « escalade verbale », Poirson « un délire »

La porte-parole LREM Aurore Bergé a déploré lundi "une escalade verbale" et Brune Poirson un "délire" de Jean-Luc Mélenchon après...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La porte-parole LREM Aurore Bergé a déploré lundi "une escalade verbale" et Brune Poirson un "délire" de Jean-Luc Mélenchon après la publication d'une tribune dans plusieurs journaux européens, intitulée "Sortez des traités, stupides".

"On a une escalade verbale qui va jusqu'à attaquer les traités européens", a critiqué Aurore Bergé sur Cnews, tout en notant que M. Mélenchon n'a pas précisé lesdits traités.

"Le projet européen de Mélenchon m'échappe de plus en plus" et "je ne veux pas laisser le projet européen à des populistes d'extrême gauche ou d'extrême droite", a-t-elle assuré.

"Je crois que là Jean-Luc Mélenchon (...) continue à être en plein délire", a pour sa part commenté Brune Poirson, la secrétaire d'Etat à la transition écologique et solidaire, sur Franceinfo.

"J'y vois aussi une pâle tentative de vouloir, en quelque sorte, copier, imiter la méthode du président de la République", a ajouté Mme Poirson, en référence à la lettre publiée par Emmanuel Macron dans des journaux des 28 pays de l'Union européenne mardi, en vue du scrutin du 26 mai.

Dimanche soir, le chef de file de LFI a signé une tribune sur le site de Libération et lundi dans plusieurs journaux européens dans laquelle il intime aux Européens de "sortir des traités" qui ont "figé toutes les politiques économiques dans le dogme absurde de l'ordo-libéralisme".

Dans ce texte, le député LFI fustige aussi une Europe "de la paix, face aux délires belliqueux antiRusses et aux provocations guerrières de l'Otan".

Pour Aurore Bergé, c'est "affligeant qu'un ministre et ancien candidat à la présidentielle en vienne à ce genre de diatribe et d'excès".

Par ailleurs, le candidat malheureux à la présidentielle de 2017 critique le couple franco-allemand, qui selon lui "humilie les vingt-six autres États".

"C'est quelque chose d'essentiel dans la dynamique européenne" et "on a besoin de l'Union européenne car on y arrivera pas tout seul", lui a répondu la députée LREM.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le