Tweets de Trump : « Entre alliés, on se doit le respect »
Le président français Emmanuel Macron, réagissant mercredi aux tweets très agressifs de son homologue américain Donald Trump, a répliqué qu'...

Tweets de Trump : « Entre alliés, on se doit le respect »

Le président français Emmanuel Macron, réagissant mercredi aux tweets très agressifs de son homologue américain Donald Trump, a répliqué qu'...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Le président français Emmanuel Macron, réagissant mercredi aux tweets très agressifs de son homologue américain Donald Trump, a répliqué qu'"entre alliés on se doit le respect".

"A chaque grand moment de notre histoire, nous avons été des alliés et entre alliés on se doit le respect", a-t-il déclaré, du porte-avions Charles de Gaulle, sur la chaîne de télévision française TF1.

"Je ne veux pas entendre le reste, je crois que ce que les Françaises et les Français attendent de moi, c'est de ne pas répondre à des tweets mais c'est de m'attacher justement à ce que nous continuions cette histoire importante", a-t-il ajouté.

A peine rentré de Paris, où il avait célébré la paix avec les autres dirigeants du monde, Donald Trump s'est vivement attaqué mardi à la France et à Emmanuel Macron, dont il a raillé la "très faible cote de popularité".

Dans une série de tweets, il a de nouveau attaqué sa proposition de créer une armée européenne. Les Français "commençaient à apprendre l'allemand à Paris avant que les Etats-Unis n'arrivent", a-t-il ironisé, dans une allusion très peu diplomatique à l'occupation de la France par l'Allemagne nazie jusqu'à sa libération par les Alliés.

Le président français a de nouveau expliqué son projet d'armée européenne en disant qu'en matière de défense l'Europe restait trop dépendante des Etats-Unis.

"Les États-Unis d'Amérique, c'est notre allié historique, il continuera de l'être, c'est l'allié avec lequel on prend tous les risques, avec lequel on mène les opérations les plus compliquées mais être allié, ça n'est pas être le vassal et donc pour ne pas être le vassal, on ne doit pas dépendre d'eux", a-t-il martelé.

"Et donc y compris par rapport aux Américains, nous devons dépenser davantage, nous devons faire davantage nous-mêmes, en tant que Français et en tant qu'Européens", a insisté Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat avait déjà souligné dimanche sur la chaîne de télévision américaine CNN que cette autonomie devait passer par l'achat d'équipements européens et non plus américains, de quoi irriter un peu plus Donald Trump, très sourcilleux sur les enjeux commerciaux.

Sans qualifier lui-même les tweets de son homologue, Emmanuel Macron a approuvé l'intervieweur qui lui demandait s'ils étaient "déplaisants, inélégants" : "Vous avez tout dit", a-t-il résumé. "Je pense que Donald Trump fait de la politique américaine et je lui laisse faire de la politique américaine", a-t-il poursuivi.

Emmanuel Macron dans la passerelle du porte-avions Charles de Gaulle en compagnie de la ministre de la Défense Florence Parly, du chef des armées le général Francois Lecointre et l'équipe de commandement du vaisseau, en Méditerrannée le 14 novembre 2018
Emmanuel Macron dans la passerelle du porte-avions Charles de Gaulle en compagnie de la ministre de la Défense Florence Parly, du chef des armées le général Francois Lecointre et l'équipe de commandement du vaisseau, en Méditerrannée le 14 novembre 2018
POOL/AFP

Le chef de l'Etat a toutefois voulu mettre un terme à la polémique en soulignant qu'au-delà des mots - "je ne vais pas me mettre à faire un débat avec le président des États-Unis d'Amérique (..) par voie de tweets", a-t-il dit -, le plus important était de lutter ensemble contre les mêmes maux.

"Aujourd'hui, les États-Unis d'Amérique et la France sont engagés ensemble chaque jour dans l'un des combats les plus importants, c'est la lutte contre le terrorisme islamiste", a souligné M. Macron.

"Qu'il s'agisse de la Syrie ou qu'il s'agisse de l'Afrique, tous les jours nos soldats travaillent ensemble, risquent leur vie ensemble", a-t-il martelé.

vl/bds

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le