Un député force son accent alsacien dans l’hémicycle en réponse à Mélenchon
Le député du Bas-Rhin Bruno Studer (LREM) a forcé son accent alsacien mardi lors des questions d'actualité au gouvernement pour...

Un député force son accent alsacien dans l’hémicycle en réponse à Mélenchon

Le député du Bas-Rhin Bruno Studer (LREM) a forcé son accent alsacien mardi lors des questions d'actualité au gouvernement pour...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le député du Bas-Rhin Bruno Studer (LREM) a forcé son accent alsacien mardi lors des questions d'actualité au gouvernement pour répondre, sans le citer, à Jean-Luc Mélenchon qui s'est récemment moqué de l'accent du sud d'une journaliste.

"J'espère que ma question sera intelligible jusqu'au bout malgré mon accent alsacien que j'essaye furieusement de cultiver ces derniers jours", a lancé l'élu, qui a grandi en Alsace, en interrogeant le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer sur l'enseignement des langues vivantes.

"Pourquoi est-ce que j'ai envie de prendre l'accent alsacien? Peut-être parce que c'est au nom de cet accent qu'en Alsace, nous avons subi des moqueries, des brimades (...) parfois même des règlements de comptes sanglants", a lancé ce président de la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée, terminant sa question par un vibrant: "Vive l'Alsace, vive la République et tous les accents de France, de Strasbourg et même de Marseille".

"Merci de ce moment glottophile", lui a lancé amusé le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand.

Auparavant, Jacques Cattin, député LR du Haut-Rhin, avait lui aussi posé avec un fort accent une question sur les travailleurs saisonniers.

Mercredi, dans les couloirs du Palais Bourbon, le chef de file de La France insoumise et député des Bouches-du-Rhône Jean-Luc Mélenchon avait imité l'accent du sud d'une journaliste qui lui posait une question.

"Vous dites n'importe quoi. Est-ce que quelqu'un peut me poser une question en français et à peu près compréhensible? Parce que votre niveau me dépasse", avait lancé M. Mélenchon dans cette séquence qui a largement circulé sur les réseaux sociaux.

La députée LREM Laetitia Avia avait dans la foulée annoncé le dépôt d'une proposition de loi contre les discriminations linguistiques ou "glottophobie".

Partager cet article

Dans la même thématique

Un député force son accent alsacien dans l’hémicycle en réponse à Mélenchon
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le

Paris mouvement des avocats contre le projet de loi SURE
6min

Politique

Justice criminelle : devant le Sénat, les avocats, en colère, dénoncent « un problème démocratique » et demandent le « retrait du texte »

Plusieurs centaines d’avocats ont manifesté leur rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, qui démarre son examen au Sénat lundi. Au premier rang des griefs du texte soulevés par la profession, l’instauration d’un plaider-coupable, une nouvelle procédure judiciaire plus rapide quand l’accusé reconnaît les faits.

Le