Un député LREM ciblé par une lettre raciste le menaçant de mort
Le député Jean-François Mbaye (LREM) a annoncé vendredi avoir reçu une lettre à caractère raciste qui lui promet "une balle dans...

Un député LREM ciblé par une lettre raciste le menaçant de mort

Le député Jean-François Mbaye (LREM) a annoncé vendredi avoir reçu une lettre à caractère raciste qui lui promet "une balle dans...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le député Jean-François Mbaye (LREM) a annoncé vendredi avoir reçu une lettre à caractère raciste qui lui promet "une balle dans la tête", selon une copie de la lettre qu'il a diffusée sur son compte Twitter.

Dans ce courrier non signé, il est reproché au député d'être "un +noir de service+ comme ceux que l'on case dans les pubs afin de faire croire que les Français ne sont pas racistes". "De quel droit un Africain vient se mêler des problèmes de la France", demande également l'auteur anonyme au député né à Dakar.

"En 2019, voici ce que je reçois encore de lâches anonymes à mon bureau de l'Assemblée. Suis-je choqué ? Apeuré ? NON ! Je suis encore plus déterminé à éradiquer le fléau raciste de notre beau pays la France. Bien entendu je porterai plainte...", explique le député de la 2e circonscription du Val-de-Marne dans son tweet.

Le courrier, qui s'en prend également aux députés LREM Laetitia Avia (Paris) et Hervé Berville (Cotes d'Armor), promet à Jean-François Mbaye de lui "mettre une balle dans la tête" et affirme: "tu vas mourir".

Le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, a dans un tweet fait part de son "soutien" aux trois députés ciblés. "Nous ne laisserons pas la haine se déchaîner dans notre pays. Liberté Égalité Fraternité sont plus que jamais nos valeurs !".

"Je n'ai pas de mot assez dur ou assez fort pour qualifier cette lettre abjecte", a aussi tweeté la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

"En France, en 2019, certains n'arrivent toujours pas à digérer que des noirs - à leurs yeux d'éternels nègres irrémédiablement sauvages et arriérés - puissent être des représentants de la Nation", a réagi SOS Racisme dans un communiqué.

Cette "attaque subie rappelle celles - bien plus massives et hargneuses - contre Christiane Taubira et tant d'autres", souligne l'association qui dénonce des "propos d'un racisme débridé".

Jean-François Mbaye, 40 ans, a été élu en juin 2017 député LREM de la 2e circonscription du Val-de-Marne, un fief historique du Parti socialiste, en battant au second tour le candidat de La France insoumise, François Cocq.

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le