Un nombre de bulletins blancs et nuls sans précédent pour une présidentielle
Le nombre de bulletins blancs et nuls a franchi la barre des 10% des votants lors de ce second de l’élection présidentielle. Un niveau record sous la Ve République.

Un nombre de bulletins blancs et nuls sans précédent pour une présidentielle

Le nombre de bulletins blancs et nuls a franchi la barre des 10% des votants lors de ce second de l’élection présidentielle. Un niveau record sous la Ve République.
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Des millions d’électeurs n’ont pas voulu faire le choix d’Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen. Le scrutin du 7 mai 2017 est marqué par une abstention inédite pour un second tour d’élection présidentielle depuis 1969. La part des bulletins blancs et nuls atteint elle aussi un niveau historique sous la Ve République.

4,07 millions d’électeurs, soit 11,5% des votants, ont glissé un bulletin blanc ou nul dans l’urne, selon les résultats définitifs.

Une part trois fois plus importante que lors des précédentes élections présidentielles

Cette part des bulletins blancs et nuls dans un scrutin présidentiel de second tour est sans équivalent sous la Ve République, depuis la première élection présidentielle au suffrage universel direct de 1965. En moyenne, de 1965 à 2012, cette part s’établissait en moyenne à 4,3%.

Lors de l’élection présidentielle de 1969, qui avait été marquée par l'élimination de la gauche au premier tour et qui avait opposé Georges Pompidou (UDR) au candidat de centre-droit Alain Poher, cette proportion avait atteint 6,42% des votants.

Au second tour de l’élection de 2012, seuls 5,82% des votants avaient opté pour un bulletin blanc ou un bulletin nul au second tour. En 2002, lors du face à face entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen, leur proportion atteignait 5,39%.

Un acte motivé dans un cas sur deux par un rejet des deux candidats

Selon un sondage Ipsos Sopra Steria (*), 51% des électeurs ayant voté blanc ou nul expliquent leur geste par un refus de choisir entre deux candidats qu’ils « rejettent totalement ». 39% considèrent que les deux finalistes ne correspondent pas à leurs idées, mais ne les rejettent pas. Enfin, 10% d’entre eux ont opté pour un bulletin blanc ou nul en considérant que quel que soit leur vote, « cela ne servirait à rien, Emmanuel Macron battrait Marine Le Pen ».

Depuis la loi du 21 février 2014, les bulletins blancs sont décomptés distinctement des bulletins nuls. L’élection de 2017 est la première présidentielle concernée par cette nouveauté. Au premier tour, le ministère de l’Intérieur comptait 659 302 bulletins blancs (1,78% des votants) et 285.431 bulletins nuls (0,77% des votants). Au second tour, on relève 3.019.724 bulletins blancs (8,51% des votants) et 1.049.532 bulletins nuls (2,96% des votants).

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