« Un pont s’effondre, c’est l’Europe » : Macron raille les « démagogues nationalistes »
"Un pont s'effondre, c'est l'Europe !" : Emmanuel Macron a raillé jeudi les "mensonges d'Etat" des "démagogues nationalistes", qu...

« Un pont s’effondre, c’est l’Europe » : Macron raille les « démagogues nationalistes »

"Un pont s'effondre, c'est l'Europe !" : Emmanuel Macron a raillé jeudi les "mensonges d'Etat" des "démagogues nationalistes", qu...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"Un pont s'effondre, c'est l'Europe !" : Emmanuel Macron a raillé jeudi les "mensonges d'Etat" des "démagogues nationalistes", qu'il considère plus que jamais comme ses principaux adversaires pour les prochaines élections européennes.

La veille déjà, il avait endossé le rôle d'"opposant principal" aux "nationalistes", que lui a décerné le Premier ministre hongrois Viktor Orban, allié du ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini.

"Au terme de trois jours en Europe du nord", a-t-il plaidé jeudi lors d'une conférence de presse, "pour moi le choix est simple. Soit il y a ceux qui ont la volonté de prendre l'Europe en otage et de dire (que) tous les problèmes viennent de l'Europe. Un pont s'effondre, c'est l'Europe ! La démographie galopante en Afrique, c'est l'Europe !".

Une allusion aux critiques de Matteo Salvini, qui avait accusé la politique d'austérité européenne d'être responsable de l'effondrement du pont de Gênes, qui a fait 43 morts le 14 août.

"Ce ne sont pas ce qu'on appelle les populistes, ce sont les démagogues nationalistes", a-t-il poursuivi.

"Ceux-là oublient ce que l'Europe nous a apporté depuis 70 ans et veulent une chose : la division, le repli nationaliste, derrière chaque petite chose qui nous sépare. Et le mensonge d'Etat" renvoyant leurs responsabilités "vers un étrange décideur qui ferait à notre place".

"Et puis il y a ce cheminement exigeant, ce commerce des accords et des désaccords", a-t-il continué, rappelant avoir "combattu et défait" ces idées lors de son élection contre Marine Le Pen.

"Ceux qui disent 'Mettons dehors tous les étrangers, fermons toutes les portes' mentent : ils n'y arriveront pas car l'Europe n'est pas une île", a-t-il ajouté.

Avertissant que "la pression migratoire va durer", il a plaidé pour que l'UE, qui organise sur ce sujet un sommet le 20 septembre à Salzbourg, "entende les peurs et y apporte un réponse précise pour les calmer".

Après des entretiens avec le président finlandais Sauli Niinistö et le Premier ministre Juha Sipilä, Emmanuel Macron a souligné les convergences de vue entre la France et la Finlande, qui dans quelques mois prendra la présidence tournante de l'UE.

Les deux pays ont notamment publié une déclaration commune sur la défense européenne, appelant à "doter les Européens d"une capacité autonome d'intervention militaire".

M. Macron avait prôné le matin une révision des traités afin d'instaurer une "solidarité quasi automatique d'intervention" en cas d'attaque d'Etat de l'UE, sur le modèle de la protection mutuelle prévue par l'Otan.

Son objectif est que l'Europe dispose d'une autonomie stratégique et puisse assurer sa propre défense en se passant des Etats-Unis, avait-il déclaré la semaine dernière, prenant acte du désengagement américain.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Un pont s’effondre, c’est l’Europe » : Macron raille les « démagogues nationalistes »
4min

Politique

ArcelorMittal : « C’est un enjeu de souveraineté nationale qui doit dépasser les clivages partisans », alerte Sophie Binet

Adoptée de justesse à l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à nationaliser les actifs stratégiques d’ArcelorMittal en France est examinée ce mercredi 25 février au Sénat, où elle devrait être rejetée. Inscrite dans la niche parlementaire des communiste, le texte relance un débat politique majeur sur la souveraineté industrielle, l’avenir de la sidérurgie française et le rôle de l’État face aux restructurations du groupe.

Le

« Un pont s’effondre, c’est l’Europe » : Macron raille les « démagogues nationalistes »
6min

Politique

Nouvelle-Calédonie : le projet de loi constitutionnelle passe l’étape du Sénat

Mardi après-midi, le Sénat a adopté le projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie, grâce aux voix de la majorité sénatoriale de droite et du centre. Le texte prévoit notamment la création d’un État calédonien inscrit dans la Constitution française. Mais ce scrutin est une victoire en trompe-l’œil pour le gouvernement qui va peiner à réunir la majorité des 3/5ème du Parlement réuni en Congrès, nécessaire pour approuver la révision constitutionnelle.

Le

« Un pont s’effondre, c’est l’Europe » : Macron raille les « démagogues nationalistes »
4min

Politique

Au Sénat, l’acteur Bruno Solo appelle à la mobilisation face à la montée des masculinismes

Face à la menace grandissante des discours masculinistes, l’acteur Bruno Solo appelle les hommes à s'engager « concrètement » pour inverser la tendance. Lors d’une table ronde organisée au Sénat, ce mardi 24 février, plusieurs intervenants ont lancé l’alerte sur une jeunesse livrée à la misogynie en ligne, et rappellent l'urgence d'appliquer enfin l’arsenal législatif contre les violences sexistes et sexuelles.

Le