Une visite de Brigitte Macron à Marseille agite les prétendants à la mairie
Brigitte Macron a agité jeudi et vendredi le microcosme politique marseillais en rencontrant plusieurs candidats pressentis ou...

Une visite de Brigitte Macron à Marseille agite les prétendants à la mairie

Brigitte Macron a agité jeudi et vendredi le microcosme politique marseillais en rencontrant plusieurs candidats pressentis ou...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Brigitte Macron a agité jeudi et vendredi le microcosme politique marseillais en rencontrant plusieurs candidats pressentis ou déclarés à la mairie, dans une ville où le jeu politique est ouvert pour la succession du maire LR Jean-Claude Gaudin.

Vendredi, l'épouse du président de la République a déjeuné dans les quartiers chics de Marseille, avec M. Gaudin, qui ne se représentera pas à la mairie, après quatre mandats, et Martine Vassal, présidente LR de la métropole et du département. "C'était une réunion d'amis", a déclaré Mme Macron à la sortie, sans commenter le jeu politique.

Mme Vassal, ex-adjointe de M. Gaudin à la mairie, est l'une des candidates pressenties à droite. Après les résultats des européennes (26% pour le RN, 20% pour LREM, 8% pour LR), elle a souhaité un "rassemblement", notamment face au "danger" du Rassemblement national.

Lors de ce déjeuner privé, "on a parlé de beaucoup de choses. (...) Je lui ai exposé la façon dont je voyais les choses. Comme à chaque élection, les partis se regroupent. Ce n'est pas complètement fou, j'essaie de regrouper ceux qui veulent le meilleur pour Marseille", a expliqué Mme Vassal. Chez les Républicains, un seul candidat, le sénateur Bruno Gilles, s'est officiellement déclaré.

Plus tôt vendredi, Brigitte Macron s'était également affichée lors d'une visite de l'Ecole de la 2e chance, un dispositif de réinsertion, avec, parmi d'autres élus, le député LREM de la circonscription Saïd Ahamada.

"La première dame n'a pas de rôle politique, il ne faut pas y voir un message politique", a affirmé M. Ahamada, pour l'instant seul candidat officiel à la candidature En Marche, assurant n'avoir "pas parlé" municipales avec elle.

Le député dénonce par ailleurs "une offre de fusion-absorption lancée par Les Républicains sur LREM". "Notre position n'a pas changé : nous mènerons une liste d'opposition à la municipalité en place. Si (Mme Vassal) dit +je suis en opposition+ (avec Jean-Claude Gaudin et son équipe, ndlr), on étudiera son cas. Mais vous ne trouverez personne à LREM qui veuille faire alliance avec LR", a-t-il assuré.

La veille, Brigitte Macron avait commencé son déplacement par une visite de la cité Félix-Pyat, cette fois aux côtés de Jean-Philippe Agresti, le doyen de la faculté de droit d'Aix-en-Provence. Non-adhérent à "En Marche", il est l'une des personnalités de la société civile évoquée pour mener la campagne municipale pour LREM, avec Yvon Berland, le président de l'Université Aix-Marseille.

Les deux derniers candidats officiellement déclaré aux municipales sont le sénateur RN Stéphane Ravier et Christophe Madrolle, pour l'Union des démocrates et des écologistes (UDE).

Partager cet article

Dans la même thématique

Une visite de Brigitte Macron à Marseille agite les prétendants à la mairie
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Une visite de Brigitte Macron à Marseille agite les prétendants à la mairie
4min

Politique

« L’IA, j’y crois beaucoup » : le préfet de police de Paris défend son utilisation pour la surveillance vidéo des rodéos urbains et des manifestations

Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.

Le

Retailleau ok
7min

Politique

Bruno Retailleau veut rétablir les contrôles à la frontière espagnole : c’est le cas depuis 2015

Suite à la régularisation de 500 000 sans-papiers en Espagne, la droite et l’extrême droite réclament un rétablissement des contrôles à la frontière espagnole. Or, ces contrôles ont été rétablis, théoriquement temporairement, mais sans discontinuer, depuis 2015. Par ailleurs, un titre de séjour délivré par un autre Etat-membre ne permet pas de séjourner légalement en France.

Le