Vente de sapins : un décret publié « dans les prochains jours », précise Julien Denormandie
Invité de l’émission Audition publique, ce 16 novembre 2020, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, a répété que les Français pourraient acheter un sapin pour Noël. Un décret doit sortir dans les prochains jours, selon lui, afin de répondre à deux interrogations : à partir de quand, et dans quels commerces ?

Vente de sapins : un décret publié « dans les prochains jours », précise Julien Denormandie

Invité de l’émission Audition publique, ce 16 novembre 2020, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, a répété que les Français pourraient acheter un sapin pour Noël. Un décret doit sortir dans les prochains jours, selon lui, afin de répondre à deux interrogations : à partir de quand, et dans quels commerces ?
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Pourra-t-on acheter un sapin de Noël à l’approche des fêtes de fin d’année ? Oui, a répondu le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, ce 16 novembre dans l’émission Audition publique diffusée sur Public Sénat et LCP-AN, en partenariat avec Le Figaro. « Les Français pourront acheter des sapins de Noël. Dans ce monde aussi frustrant, triste, je crois que la féérie de Noël est en tout point importante », a-t-il insisté.

Un décret pour autoriser la vente de ces produits va être publié « dans les tout prochains jours », a indiqué le ministre, ce qui devrait rassurer les professionnels du secteur, inquiets de ne pouvoir écouler leurs arbres en raison des restrictions liées au reconfinement. Le texte réglementaire est « en cours de finalisation », selon lui. « La question c’est quel est le jour où on va pouvoir commencer à les acheter, et où est-ce qu’on va pouvoir les acheter ? »

Chaque année en France, ce sont six millions de sapins de Noël qui sont vendus, essentiellement dans les grandes surfaces, enseignes de bricolage et jardineries, dont 80 % sont issus de la production française, selon l’association française du sapin de Noël naturel (AFSNN).

Chômage partiel : « Ce n’est pas une question de protéger Carrefour. C’est une question de protéger les salariés »

Le ministre a par ailleurs défendu le principe d’un chômage partiel éligible aux grandes surfaces, malgré les bénéfices enregistrés pendant la crise sanitaire. En effet, les grandes enseignes ont placé une partie de leurs salariés en situation d’activité partielle, en raison de la fermeture des rayons ne contenant pas de produits de produits de première nécessité. Le groupe Carrefour a ainsi placé 90 000 de ses 110 000 salariés en situation de chômage partiel. « Que quiconque puisse avoir accès au chômage partiel, parce que l’activité s’arrête, ce n’est pas une question de protéger Carrefour. C’est une question de protéger les salariés […] Il faut des dispositifs simples », a insisté Julien Denormandie, ne souhaitant pas d’ « usine à gaz » administrative. Le ministre a, en parallèle, encouragé les employeurs et syndicats à mener un « dialogue social ».

Alors qu’une information de l’hebdomadaire Le Point laissait entendre que les restaurants ne rouvriraient pas avant le 15 janvier, voire le 1er février, le ministre a indiqué qu’il n’était pas en mesure de répondre aux interrogations sur le calendrier de la reprise d’activité. « À ce stade, il faut circonscrire ce virus au maximum et apporter toutes les aides nécessaires pour que les restaurateurs puissent passer le cap », a-t-il simplement indiqué.

Il a également fait part de ses préoccupations pour le secteur de la restauration collective. Le développement du télétravail pourrait entraîner des changements dans les habitudes des salariés. « À plus long terme, au-delà même du confinement, on aura un travail sur la durée à faire avec eux », a-t-il estimé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Service National Universel
7min

Politique

SÉRIE D’ÉTÉ - Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? Le Service national universel (SNU), enterré avant d’avoir été généralisé

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce premier épisode : le Service national universel (SNU), un programme d’engagement au service de la nation, à l’attention des jeunes, et directement inspiré du service militaire.

Le

Documentaire Paris le mystère du palais disparu de Stéphane Jacques
5min

Politique

Paris, le mystère d’un palais disparu

Les promeneurs, touristes ou Parisiens qui déambulent sur le parvis de Notre-Dame, s’imaginent-ils qu’à quelques pas de là se dressait au Moyen Âge, l’une des plus somptueuses résidences d’Europe ? Et surtout, comment, six siècles plus tard, le tout premier palais de nos rois, bâti sur l’île de la Cité, au beau milieu de la capitale, a-t-il pu devenir ce fantôme de l’Histoire ? Dans son documentaire Le mystère du palais disparu, Stéphane Jacques retrace l’enquête menée par un trio de scientifiques spécialistes de la reconstitution numérique.

Le

Vente de sapins : un décret publié « dans les prochains jours », précise Julien Denormandie
2min

Politique

Mazarine Pingeot sur François Mitterrand : « J'étais insolente avec mon père »

Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
5min

Politique

Ingérences électorales : faut-il sanctionner les réseaux sociaux ? 

Après trois opérations de désinformation en quelques jours ciblant des candidats déclarés ou pressentis à l’élection présidentielle, Sébastien Lecornu a rappelé que la lutte contre les ingérences était une priorité. La gauche appelle le gouvernement à en faire plus et à sanctionner les réseaux sociaux participant à la diffusion.

Le