Vers une proposition de loi contre les « abandons massifs » d’animaux domestiques
Deux cent quarante parlementaires de tous bords annoncent dans le Journal du dimanche le prochain dépôt d'une proposition de loi...

Vers une proposition de loi contre les « abandons massifs » d’animaux domestiques

Deux cent quarante parlementaires de tous bords annoncent dans le Journal du dimanche le prochain dépôt d'une proposition de loi...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Deux cent quarante parlementaires de tous bords annoncent dans le Journal du dimanche le prochain dépôt d'une proposition de loi pour "en finir" avec les "abandons massifs" d'animaux domestiques, à l'approche des grandes vacances.

"Comment accepter que 100.000 chiens et chats soient abandonnés chaque année dans notre pays? Un triste record européen !", s'indignent dans une tribune ces élus, emmenés par le député LREM Loïc Dombreval et le sénateur LR Arnaud Bazin.

Quelque 60.000 animaux sont délaissés durant le seul été, ce contre quoi des campagnes sont menées par la SPA ou la Fondation 30 millions d'amis.

Voté en 1999, "le durcissement pénal de la sanction de l'abandon – deux ans de prison et 30.000 euros d'amende – n'a pas obtenu l'effet escompté", relèvent-ils.

Selon ces parlementaires, "la principale mesure de prévention de l'abandon est l'identification des chiens et des chats, qui a été rendue obligatoire respectivement en 1999 et en 2012. Mais son efficacité n'est que relative", faute de sanction et de contrôle.

Ils évoquent comme possibles pistes de travail la stérilisation obligatoire des chats et "la moralisation du commerce des animaux".

"Les nombreux bienfaits sur la santé de la possession d'animaux de compagnie sont prouvés scientifiquement. Nous devons donc faire en sorte que les établissements chargés de l'accueil des personnes âgées ou dépendantes acceptent le résident accompagné de son animal", estiment-ils aussi

Enfin, selon ces élus principalement LREM et LR, "les programmes scolaires en classes primaires doivent sensibiliser les enfants à leur responsabilité envers les animaux".

Et de conclure : "Nous, parlementaires sensibles à la condition animale, devons prendre notre part de responsabilité et nous mobiliser. C'est pourquoi nous nous engageons à déposer une proposition de loi pour en finir avec ces abandons massifs, indignes d'une société civilisée et de notre pays".

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le