Vidéo de Papacito : « Elle est abjecte. Elle doit être condamnée par toutes les forces politiques », selon Cédric O
Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, a réagi à l’affaire de la vidéo postée par le youtubeur d’extrême droite Papacito (supprimée depuis), dans laquelle était simulé le meurtre d’un électeur insoumis, représenté par un mannequin.

Vidéo de Papacito : « Elle est abjecte. Elle doit être condamnée par toutes les forces politiques », selon Cédric O

Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, a réagi à l’affaire de la vidéo postée par le youtubeur d’extrême droite Papacito (supprimée depuis), dans laquelle était simulé le meurtre d’un électeur insoumis, représenté par un mannequin.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Elle était titrée « Le gauchisme est-il pare-balles ». La vidéo YouTube du militant d’extrême droite Papacito mettant en scène deux hommes tirant à balles réelles sur un mannequin représentant un électeur de La France insoumise a depuis été retirée par la plateforme, après être restée en ligne plusieurs heures. Dans un point presse ce lundi après-midi, le leader du mouvement Jean-Luc Mélenchon – par ailleurs embourbé dans une polémique, après avoir fait dimanche un lien entre terrorisme et élection présidentielle – indiquait que l’outil Pharos n’avait pas encore réagi à son signalement.

Invité d’Audition publique (Public Sénat, LCP-Assemblée nationale, Le Figaro Live) ce lundi soir, Cédric O, le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique, a condamné cette vidéo, qu’il a qualifiée d’ « abjecte ». « Il faut être extrêmement clair. D’abord, cette vidéo est abjecte. Ensuite, elle doit être condamnée par toutes les forces politiques, y compris d’ailleurs le Rassemblement national […] Il n’y a pas de doute sur le fait que le gouvernement à la fois condamne et espère que les auteurs de cette vidéo seront condamnés par la justice. »

Le secrétaire d’Etat a par ailleurs souligné que la plateforme de signalement du ministère de l’Intérieur n’était pas en capacité de répondre dans un délai aussi court. « Aujourd’hui, il n’y a pas de base juridique qui permette à Pharos, sans une procédure judiciaire qui prend du temps, de faire en sorte de retirer ces vidéos », a-t-il rappelé. Le ministre a ajouté qu’une obligation de moyens allait être imposée aux plateformes numériques pour le contrôle des contenus illicites. Cette disposition fait partie des points figurant dans le projet de loi confortant les principes de la République, en cours de navette parlementaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le

Paris: JM Melenchon conference de presse comptes publics
8min

Politique

Présidentielle 2027 : avec la « Nouvelle France », Jean-Luc Mélenchon fait de l’écologie la clé de voûte de son programme

Avec 1 069 mesures, dont 238 nouvelles, La France insoumise dévoile vendredi 6 novembre une nouvelle édition de son programme présidentiel, L’Avenir en commun. Si les marqueurs historiques du mouvement sont largement reconduits, l’écologie en devient la porte d’entrée. Derrière ce changement de priorité, Jean-Luc Mélenchon cherche à imposer un nouveau récit, celui de la « Nouvelle France », qui succède à l’« union populaire » de 2022.

Le