Virginie Calmels : « Je ne veux pas de cette porosité avec le FN »
Invitée de l’Epreuve de vérité, sur Public Sénat, la numéro 2 de LR, Virginie Calmels, a affirmé qu’elle cherchait « à éviter l’explosion de la droite », qui doit « marcher sur ses deux jambes ».

Virginie Calmels : « Je ne veux pas de cette porosité avec le FN »

Invitée de l’Epreuve de vérité, sur Public Sénat, la numéro 2 de LR, Virginie Calmels, a affirmé qu’elle cherchait « à éviter l’explosion de la droite », qui doit « marcher sur ses deux jambes ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Virginie Calmels, première vice-présidente de LR, était ce lundi 11 juin l’invitée de l’Epreuve de vérité, sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Radio Classique et Les Echos. La première adjointe au maire de Bordeaux, Alain Juppé, s’est à nouveau exprimée sur la polémique sur le tract imprimé par son parti, intitulé « Pour que la France reste la France », et sur lequel elle n’est pas d’accord.

« Je cherche depuis le début à éviter l’explosion de la droite »

Elle « ne pense pas manquer de solidarité », quand elle dit qu’elle n’a pas validé ce tract, ni les instances dirigeantes. « Je cherche depuis le début à éviter l’explosion de la droite alors que nous avons des sensibilités différentes » explique Virginie Calmels.

« Notre famille politique doit avoir une barrière étanche avec le populisme, avec l’extrémisme. Nous sommes un parti de gouvernement. Nous devons avoir des positions sérieuses, travaillées, qu’on ne soit pas là pour agiter des peurs ou l’anxiété » met-elle en garde, tout en défendant  son soutien à une droite claire sur les positions régaliennes. Et d’insister : « Je ne veux pas de cette porosité avec le FN. Nous avons un chemin, il est clair. Il est ni proche d’Emmanuel Macron, ni proche de Marine Le Pen ».

« Je ne serai pas une caution »

Interrogée sur les élections européennes de 2019 et la ligne du partie sur le sujet, là encore, elle prévient : « Je ne serai pas une caution. On l’a dit, la porosité avec le FN, pour moi c’est impossible. Le fait d’être pro européen est pour moi dans l’ADN de la droite depuis toujours ». Pour qu’elle soit tête de liste, « il faudrait que la ligne soit parfaitement clarifiée. Ce n’est pas le cas ». Globalement, « la droite ne sera rassemblée que si elle marche sur ses deux jambes : les libéraux et conservateurs, ainsi que le régalien et l’économie » souligne Virginie Calmels. Message envoyé au numéro 1 du parti, Laurent Wauquiez.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Exclusive Olivier Faure with staff at the Socialist Party s summer university
7min

Politique

Retraite à 62 ans, 900 euros de plus pour les bas salaires, économies réduites à 21 milliards d’euros : « L’autre chemin » du PS pour le budget

Le Parti socialiste a présenté, lors de son université d’été à Blois, ses contre-propositions budgétaires. Entre hausse d’impôts pour les très riches et baisse des aides aux entreprises, le PS veut étaler l’effort de réduction du déficit. En cas de nomination à Matignon d’un premier ministre de gauche, Olivier Faure espère pouvoir passer des compromis pour adopter ce budget. Et si Emmanuel Macron lui proposait, on comprend qu'il ne dirait pas « non »...

Le

Virginie Calmels : « Je ne veux pas de cette porosité avec le FN »
7min

Politique

A Blois, le PS d’Olivier Faure « prêt » à entrer à Matignon

La rentrée politique des socialistes s’est transformée en démonstration de l’unité de la gauche, hors LFI, avec qui la rupture est consommée. « Nous sommes volontaires pour être les suivants », a lancé le numéro 1 du PS, Olivier Faure. « Maintenant, il doit nous laisser nous y coller. Ça, c’est la responsabilité d’Emmanuel Macron », demande la patronne des Ecologistes, Marine Tondelier.

Le

SIPA_01165078_000044
6min

Politique

Municipales à Paris : après l’investiture de Rachida Dati, le dilemme de Renaissance

Les Républicains ont évité une guerre fratricide, en soutenant officiellement la candidature de Rachida Dati aux municipales à Paris en mars prochain. La liste de la ministre de la Culture devra comporter une majorité de candidats LR de quoi laisser ouverte l’hypothèse d’une liste d’union avec les macronistes parisiens, qui ne se bousculent pas pour apporter leur soutien à la maire du VII arrondissement de Paris.

Le