Vivre « face à face » dans les quartiers selon Collomb, Nuñez n’a « pas ce sentiment »
Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré vendredi ne pas avoir "le sentiment" que dans...

Vivre « face à face » dans les quartiers selon Collomb, Nuñez n’a « pas ce sentiment »

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré vendredi ne pas avoir "le sentiment" que dans...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré vendredi ne pas avoir "le sentiment" que dans les quartiers les gens puissent vivre "face à face", comme l'avait affirmé l'ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Lors de son départ de Beauvau début octobre, Gérard Collomb avait insisté sur la situation "très dégradée" des quartiers difficiles. "On vit côte à côte, je crains que demain on ne vive face à face, nous sommes en face de problèmes immenses" avait-il prévenu lors de sa passation de pouvoir.

"Je n'ai pas ce sentiment. J'ai beaucoup travaillé en Seine-Saint-Denis, j'ai beaucoup travaillé à Paris, j'ai beaucoup travaillé à Marseille dans beaucoup de quartiers, j'y vois là, dans ces quartiers, une force et une énergie énorme", a déclaré Laurent Nuñez sur Europe1.

Le secrétaire d'Etat, ancien patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), voit "une énergie républicaine des gens qui vivent dans ces territoires pollués par une minorité de trafiquants de stup, d'auteurs de violences, des pratiques communautaires".

"C'est pour ça que le gouvernement développe dans ces quartiers une politique de reconquête républicaine (...) avec une police de sécurité du quotidien", a-t-il ajouté.

"Sur les narco-trafiquants, une politique ambitieuse est menée par les services de police judiciaire notamment pour démanteler les trafic les uns après les autres et le président a demandé que ce plan soit renforcé et nous y travaillons", a précisé Laurent Nuñez.

"L'islam dans les quartiers, nous avons aussi une politique de reconquête, cinq lieux de culte ont été fermés, des imams ont été expulsés et nous continuons à suivre les individus radicalisés", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the  Cour des Comptes in Paris
7min

Politique

Nouvel impôt sur la fortune, taxe sur les holdings, révision du Pacte Dutreil : les pistes de la Cour des comptes accueillies froidement par la majorité sénatoriale

Dans une note destinée à nourrir le débat public, la Cour des comptes préconise une légère hausse de la fiscalité du patrimoine via la création d'un nouvel impôt sur la fortune personnelle, une taxe sur les holdings ou encore la révision du Pacte Dutreil. Ces pistes sont destinées à répondre « au sentiment d'injustice, qui altère le consentement à l'impôt », mais vont à rebours de la position de la majorité sénatoriale pour qui le redressement de l'économie passe au contraire par un allégement de charges et la facilitation des transmissions des biens professionnels.

Le

Vivre « face à face » dans les quartiers selon Collomb, Nuñez n’a « pas ce sentiment »
2min

Politique

Primaire du PS : Boris Vallaud se dit « peiné et consterné du ton que prend cette campagne »

Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud a regretté les propos de Ségolène Royal concernant Raphaël Glucksmann. En attendant le premier tour le 9 octobre, le dialogue pourrait encore se tendre entre les cinq candidats, parmi lesquels figurent Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann.

Le