Wauquiez opposé au retour des jihadistes au nom de la « sécurité des Français »
"La priorité, c'est la sécurité des Français", a expliqué dimanche le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez,...

Wauquiez opposé au retour des jihadistes au nom de la « sécurité des Français »

"La priorité, c'est la sécurité des Français", a expliqué dimanche le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

"La priorité, c'est la sécurité des Français", a expliqué dimanche le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez, réaffirmant son opposition catégorique au retour des jihadistes français détenus en Syrie comme en Irak.

La France, opposée jusqu'ici au retour des jihadistes français détenus par les Kurdes en Syrie, n'exclut plus leur rapatriement pour éviter qu'ils ne s'évanouissent dans la nature à la faveur du retrait américain.

"Je considère, je l'ai toujours dit, que les jihadistes ne doivent pas revenir en France", a réitéré M. Wauquiez.

"On sait que même s'ils passent devant la justice on n'a aucune garantie qu'ils iront en prison. Que même s'ils vont en prison on sait très bien qu'avec le système de remise de peine on peut aboutir ensuite à relâcher dans la nature des barbares, et prendre la responsabilité immense que ces gens contribuent ensuite à organiser des attentats sur le sol français", a argumenté M. Wauquiez.

Quelles garanties fournies par la justice syrienne ? "Là encore, il faut savoir choisir ses priorités. Ma priorité, c'est la sécurité des Français, ma priorité c'est qu'ils ne reviennent pas en France, c'est pas leur sort là-bas", a-t-il répondu.

"Pourquoi ne pas les confier à la justice en Irak ? Pourquoi ne pas les confier à la justice en Syrie ? Pourquoi ne pas faire des déchéances de nationalité ? Il y a des solutions qui existent, ce sont ces solutions que je demande au gouvernement de prendre", a-t-il insisté.

Quant aux assassinats ciblés, ouvertement prônés cette semaine par le député LR Pierre-Henri Dumont, "ne soyons pas hypocrites. La ministre de la Défense elle-même a dit que si les jihadistes mourraient en Syrie, c'était une bonne chose et elle a raison. François Hollande lui-même a dit dans un livre qu'il avait organisé des opérations pour que la France tue des jihadistes en Syrie et il avait raison."

"Si des jihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c'est tant mieux", avait déclaré en octobre 2017 la ministre Florence Parly, quelques heures avant la chute de Raqa, "capitale" autoproclamée de l'EI en Syrie.

François Hollande a affirmé aux journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme avoir autorisé "au moins" quatre assassinats ciblés en octobre 2015, soit avant les attentats de Paris de novembre 2015.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Farmers’ Protest Continues in Central Paris
6min

Politique

Colère des agriculteurs : au-delà de la gestion de la mobilisation, le gouvernement attendu au tournant sur le fond

Signature du Mercosur, gestion de la dermatose nodulaire, des normes jugées pénalisantes… La mobilisation des agriculteurs est montée d’un cran ce jeudi. Une centaine de tracteurs ont rejoint Paris et l’Ile-de-France à l’appel de la Coordination rurale, malgré l’interdiction. Ce type de mobilisations spectaculaires met une pression supplémentaire sur le Premier ministre qui annoncera des mesures concrètes vendredi.

Le

Paris: Macron and Attal during a ceremony at the Mont-Valerien memorial
7min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans : la bataille des textes dans la « guéguerre » Attal–Macron

Ce jeudi 8 janvier, le Conseil d’État examine le projet de loi du gouvernement interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans et l’usage des téléphones portables dans les lycées. Alors que le gouvernement et la majorité parlementaire défendent des mesures proches, la coexistence de plusieurs textes cristallise une rivalité entre exécutif et Parlement, et rend le calendrier législatif incertain.

Le

Wauquiez opposé au retour des jihadistes au nom de la « sécurité des Français »
4min

Politique

Groenland : « Donald Trump nous met le couteau sous la gorge », estime Cédric Perrin

Au micro de Public Sénat, Cédric Perrin, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, estime que les déclarations de Donald Trump sur le Groenland visent à mettre la pression aux Européens, dans un contexte où les Etats-Unis viennent de redéfinir leurs objectifs stratégiques. Par ailleurs, l’élu sera reçu à l’Elysée ce jeudi en fin de journée, alors qu’Emmanuel Macron doit présenter les garanties de sécurité pour l’Ukraine.

Le