Wauquiez – Pécresse : rendez-vous manqué
Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez réunis pour défendre le projet d’une ligne grande vitesse reliant leurs régions respectives. Cela aurait pu être un symbole d’apaisement mais le président de la région Auvergne Rhône-Alpes a préféré retrouver Nicolas Sarkozy.

Wauquiez – Pécresse : rendez-vous manqué

Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez réunis pour défendre le projet d’une ligne grande vitesse reliant leurs régions respectives. Cela aurait pu être un symbole d’apaisement mais le président de la région Auvergne Rhône-Alpes a préféré retrouver Nicolas Sarkozy.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

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L’hôtel de la questure du Sénat aurait pu être le théâtre d’un certain apaisement entre Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse, ce mercredi. Mais la séquence des deux élus réunis pour défendre le projet d’une ligne ferroviaire reliant leurs régions respectives n’a pas eu lieu. Laurent Wauquiez - après le fâcheux épisode de l’enregistrement de propos cinglants sur Valérie Pécresse et Nicolas Sarkozy, entre autres - a préféré rencontrer l’ancien président de la République, seule personnalité à avoir eu droit à des excuses publiques.   

« Je ne rentre pas dans des polémiques de ce style »

Les moqueries de Laurent Wauquiez sur « le nombre de conneries » qu’aurait faites Valérie Pécresse lorsqu’elle était ministre de l'Enseignement supérieur, ne sont pas passées. « Moi aussi, j'aurais voulu faire de l'humour sur les réformes menées par Laurent Wauquiez quand il était au gouvernement mais j'ai bien cherché, je n'en ai pas trouvé », rétorquait l’intéressée sur RTL. Et d’enfoncer le clou : il y a bien « deux droites : une droite des décibels et une droite de la crédibilité ». Une pique en référence au conseil national des Républicains, où elle avait été huée après avoir soutenu que deux droites cohabitaient au sein du parti (lire notre article). Interrogée sur l’absence de Laurent Wauquiez ce mercredi, la présidente de la région Ile-de-France esquive : « Je ne rentre pas dans des polémiques de ce style », dit-elle visiblement amusée par la question.  

« J’aurais apprécié, pour l’image, que les trois présidents soient représentés »   

« J’aurais apprécié, pour l’image, que les trois présidents soient représentés », regrette un peu Rémy Pointereau qui salue la présence de la vice-présidente de la région Auvergne Rhône-Alpes. Premier questeur du Sénat et président de l’Association des TGV Paris-Centre-Paris, il entend mobiliser les élus concernés par le projet LGV-POCL (ligne grande de vitesse passant par Paris, Orléans, Clermont-Ferrand et Lyon) qui a été remis en cause par le dernier rapport du Comité d’orientation des infrastructures dirigé par Philippe Duron. Ce rapport préconise de ne pas retenir la LGV-POCL dans la loi d'orientation sur les mobilités qui sera examinée au printemps. Rémy Pointereau sera reçu par la ministre des Transports en fin de journée pour défendre un projet qui pourrait dynamiser et désenclaver ces régions tout en désengorgeant la ligne Paris-Lyon.

LGV-POCL : « Une ligne indispensable en termes d’aménagement du territoire »

Les élus concernés ont d’ailleurs signé une motion étoffant leurs arguments pour que le projet ne soit pas enterré. « On est toujours combatif pour la ligne POCL parce que c’est une ligne indispensable en termes d’aménagement du territoire », assure Rémy Pointereau. Pour Valérie Pécresse il s’agit également de « désaturer les lignes du quotidien francilien », notamment le RER C. Et le temps presse : « Si on autorise l’urbanisation sur le tracé de la ligne, au moment où il faudra faire la ligne ne sera plus possible », s’inquiète le président de la région Val-de-Loire, François Bonneau. La ministre des Transports, Élisabeth Borne, qui a sollicité cette rencontre avec Rémy Pointereau, pourrait éventuellement désamorcer ce dossier.    

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