Whirlpool d’Amiens: Ruffin demande « une implication » d’Emmanuel Macron
Le député de la Somme François Ruffin a dénoncé mercredi "six mois d'inaction" du gouvernement dans le suivi de l'ex-usine...

Whirlpool d’Amiens: Ruffin demande « une implication » d’Emmanuel Macron

Le député de la Somme François Ruffin a dénoncé mercredi "six mois d'inaction" du gouvernement dans le suivi de l'ex-usine...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le député de la Somme François Ruffin a dénoncé mercredi "six mois d'inaction" du gouvernement dans le suivi de l'ex-usine Whirlpool Amiens, dont le repreneur est en redressement judiciaire, l'Insoumis exigeant désormais "une implication du président de la République et de l'argent sur la table".

Tout juste un an après la reprise du site par l'industriel local Nicolas Decayeux, l'entreprise, sans débouchés commerciaux suffisants, a été placée mardi en redressement judiciaire.

Les salariés ont-ils été trompés? "C'est l'évidence", a répondu François Ruffin sur BFMTV: "Emmanuel Macron était venu à l'automne 2017, et devant toutes les caméras et micros du pays il avait assuré qu'il y aurait un avenir industriel, qu'il n'y aurait pas de souci, que ce serait un formidable cluster".

"Nous avons alerté très tôt, dès l'automne dernier, pour dire que les salariés n'avaient pas de travail à l'intérieur de l'entreprise et en étaient réduits à faire du nettoyage et du jardinage", a-t-il ajouté.

"Nous avons envoyé des courriers à l'Elysée, au ministère du Travail, à la préfecture, nous avons eu zéro réponse. Nous demandions à ce qu'il y ait un comité de suivi, que l'Etat s'implique dans le dossier pour analyser le marché", a raconté François Ruffin.

"Il y a eu plus de six mois d'inaction", a-t-il critiqué, avant de demander: "Il faut une implication du président de la République en premier lieu et de l'argent sur la table, sinon pour créer des emplois sur le site parce que sans marché ça va être difficile, au moins pour qu'il y ait des possibilités de sortie pour les salariés, des formations, des propositions de reclassement".

Le 31 mai 2018, la société WN de Nicolas Decayeux avait repris 162 salariés sur les 282 que comptait l'usine de sèche-linge. En janvier 2017, lors de l'annonce de la fermeture de son site, Whirlpool employait encore 300 personnes en CDI, 250 intérimaires en quasi-temps plein et une centaine de personnes chez le sous-traitant pour les plastiques Prima-France.

La lutte des salariés de l'usine, devenue le symbole des délocalisations industrielles, s'était invitée dans la campagne présidentielle 2017 avec une passe d'armes sur place entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen durant l'entre-deux-tours.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Senat Questions au gouvernement
7min

Politique

François-Noël Buffet pressenti au poste de Défenseur des droits : retour sur son parcours au Sénat

Ancien ministre et ancien président de la commission des lois du Sénat, le sénateur LR du Rhône, François-Noël Buffet est plus que pressenti pour succéder à Claire Hédon au poste de Défenseur des droits. Une perspective qui hérisse les syndicats et les associations qui rappellent les prises de position passées de l’élu en matière d’immigration et de défense des droits LGBT.

Le

Pierre-Edouard-Sterin-auditionne-par-le-Senat
12min

Politique

« Nous espérons avoir en France une politique de droite libérale conservatrice » : les temps forts de l'audition de Pierre-Edouard Stérin devant la commission d'enquête du Sénat

Le milliardaire ultraconservateur Pierre-Edouard Stérin a été auditionné pendant une heure et demie en visioconférence, par la commission d’enquête sénatoriale sur le financement privé des politiques publiques. Il a été interrogé sur son projet « Périclès », ou encore son soutien à l’école de formation des candidats Politicae. La rapporteure estime que l’audition n’a pas permis de lever toutes les interrogations, notamment sur le choix de soutiens financiers sous forme de prêts plutôt que de dons.

Le