Woerth (LR): supprimer les niches fiscales revient à « augmenter les impôts »
"Quand vous supprimez une niche fiscale, vous augmentez les impôts", a souligné mercredi le président (LR) de la commission des...

Woerth (LR): supprimer les niches fiscales revient à « augmenter les impôts »

"Quand vous supprimez une niche fiscale, vous augmentez les impôts", a souligné mercredi le président (LR) de la commission des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Quand vous supprimez une niche fiscale, vous augmentez les impôts", a souligné mercredi le président (LR) de la commission des Finances de l'Assemblée nationale Eric Woerth, au moment où Gérald Darmanin préconise de les encadrer.

En "attaqu(ant) les réductions fiscales pour un certain nombre de ménages" qui emploient des personnes à domicile, le ministre des Comptes publics répond mal "à cette question récurrente des niches fiscales", a estimé M. Woerth sur Cnews, critiquant un "concours Lépine tous les jours des petites idées" alors que "la France a besoin de grandes idées".

Car "quand vous supprimez une niche fiscale, vous augmentez les impôts, donc il vaut mieux se poser la question de l'organisation de l'impôt que de réduire des niches", a souligné M. Woerth.

Cela signifie aussi "que l'emploi à domicile devient un facteur négatif pour la France", et que "vous allez nourrir le travail au noir", a ajouté l'ancien ministre.

Donc "peut-être qu'il faut réformer en partie le système fiscal, (...) mais il ne faut y toucher que de manière extrêmement intelligente et beaucoup y réfléchir", car dans le cas contraire, "il y a beaucoup de perdants et ça devient beaucoup plus injuste", a-t-il prévenu.

L'encadrement des niches fiscales préconisé par M. Darmanin pourrait se faire selon le ministre en diminuant le plafond global de ces niches ou en les mettant sous conditions de ressources. Il considère que si elles sont parfois "efficaces", elles peuvent nuire à la "progressivité de l'impôt".

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le