Zemmour : « Un multicondamné n’est pas dans l’arc républicain », selon Sandrine Rousseau
La présidente du conseil politique du candidat écologiste Yannick Jadot a réagi à la condamnation d’Éric Zemmour pour « provocation à la haine », ce 17 janvier 2022.

Zemmour : « Un multicondamné n’est pas dans l’arc républicain », selon Sandrine Rousseau

La présidente du conseil politique du candidat écologiste Yannick Jadot a réagi à la condamnation d’Éric Zemmour pour « provocation à la haine », ce 17 janvier 2022.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le polémiste et candidat d’extrême droite à la présidentielle a été condamné ce lundi pour « provocation à la haine et à la violence » et « injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur origine ». En cause : des propos tenus sur CNews en 2020 sur les mineurs isolés, qu’il avait qualifiés de « voleurs », « violeurs » et « assassins ». Il a annoncé faire appel de sa condamnation à cent jours-amendes à 100 euros.

Invitée ce soir d’Audition publique (LCP-Assemblée nationale / Public Sénat / Le Figaro Live), l’ancienne candidate à la primaire des écologistes, Sandrine Rousseau, a réagi à cette troisième condamnation de l’essayiste pour des propos qu’il a tenus. « J’estime qu’une personne qui a été multicondamnée comme ça n’est pas dans l’arc républicain », a-t-elle déclaré. Et d’ajouter : « S’il n’a pas ses signatures, sincèrement, ça ne m’attristera pas. »

Selon elle, ce cas de figure devrait amener quelques réflexions sur l’élection présidentielle. « Ça devrait nous interroger sur qui peut participer et qui ne peut pas participer », a-t-elle commenté.

La présidente du conseil politique du candidat Yannick Jadot s’est par ailleurs indignée de la réponse polémique d’Éric Zemmour sur la scolarisation des élèves handicapés. Après s’en être pris à « l’obsession de l’inclusion », l’ancien journaliste avait défendu des « établissements spécialisés » pour leur scolarisation. « Ça renvoie à des propos d’un autre temps, d’eugénistes qui disent que les personnes handicapées n’ont pas de place dans la cité, c’est grave », s’est scandalisée Sandrine Rousseau.

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le