Allocation adultes handicapés : le Sénat accepte l’individualisation
Le principe de déconjugalisation dans le cadre de l’allocation adulte handicapé (AAH) a été accepté par la commission des Affaires sociales du Sénat, ce mercredi. Le texte sera examiné en séance publique le 9 mars.

Allocation adultes handicapés : le Sénat accepte l’individualisation

Le principe de déconjugalisation dans le cadre de l’allocation adulte handicapé (AAH) a été accepté par la commission des Affaires sociales du Sénat, ce mercredi. Le texte sera examiné en séance publique le 9 mars.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Un message politique fort en matière de justice sociale », saluent les sénateurs de la commission des affaires sociales. Ce mercredi, les membres de la Haute assemblée ont accepté le principe d’une déconjugalisation du calcul de l’allocation adultes handicapés (AAH), adoptée par l’Assemblée nationale en février 2020. Elle sera examinée en séance publique le 9 mars, grâce à une pétition qui a permis d’accélérer le processus parlementaire. « L’AAH a toujours eu un caractère hybride, entre minimum social et prestation de compensation. En la sortant des travaux du revenu minimum d’activité, le gouvernement a de fait acté qu’elle n’était pas un minimum social comme les autres. En acceptant de retirer les revenus du conjoint de l’assiette des ressources prises en compte, la commission a entendu les aspirations à l’autonomie des bénéficiaires en couple », détaille le rapporteur du texte Philippe Mouiller.

« C’est un message politique fort, car il répond à une forte attente sociétale en faveur de l’autonomie », assure-t-il. Tout l’enjeu, cependant pour les sénateurs, a été de sacraliser le principe de la déconjugalisation en neutralisant les effets pour les perdants, rappelle Philippe Mouiller. Car, selon lui, sur les 270 000 ménages concernés par l’AAH, 44 000 seraient perdants. Les sénateurs ont ainsi prévu la mise en place d’un mécanisme transitoire pour que les personnes perdantes puissent bénéficier de l’ancien système pour une durée de 10 ans. « Leur nombre, 44 000, n’est pas négligeable, ils font partie des foyers les plus pauvres et nous ne pouvons pas accepter qu’ils soient les sacrifiés d’une réforme censée servir la justice sociale », renchérit Catherine Deroche, présidente de la commission des affaires sociales.

Partager cet article

Dans la même thématique

Allocation adultes handicapés : le Sénat accepte l’individualisation
6min

Société

Réinsertion : la prison remplit-elle encore sa mission ?

En France, environ 90 000 détenus sortent chaque année de prison. Leur réinsertion devient alors un enjeu majeur pour notre société. Mais à l'heure où près de deux détenus sur 3 récidivent 5 ans après leur libération, la sénatrice centriste Dominique Vérien, co-autrice d'un rapport sur l'exécution des peines, souhaite redonner du sens aux sanctions pénales. Développement des aménagements de peine et des alternatives à l’incarcération, les pistes sont nombreuses… Dans le cadre d’un documentaire, Public Sénat fait le portrait de détenus et d’ex-détenus qui tentent de se reconstruire une vie après la prison.

Le

Allocation adultes handicapés : le Sénat accepte l’individualisation
6min

Société

Masculinisme : « Un projet politique organisé qui bénéficie de la complicité des plateformes et mène une guerre d’influence »

Les discours de haine à l’encontre des femmes se multiplient, tout comme les atteintes à leurs droits. Face à ces mouvements extrêmes, alimentés par des contenus masculinistes relayés en masse sur les réseaux sociaux, la délégation aux droits des femmes du Sénat tente de décrypter les moyens de réponse disponibles, pour endiguer ce phénomène.

Le