Carburants : « On ne clôture jamais un conflit social par des réquisitions », estime Laurent Marcangeli (Horizons)
Invité de Public Sénat/LCP, le député de la majorité Laurent Marcangeli estime que le gouvernement doit user de son autorité avec « juste proportion » face à la crise sociale qui paralyse le secteur des carburants. Il appelle également les entreprises concernées à sortir du conflit par la négociation.

Carburants : « On ne clôture jamais un conflit social par des réquisitions », estime Laurent Marcangeli (Horizons)

Invité de Public Sénat/LCP, le député de la majorité Laurent Marcangeli estime que le gouvernement doit user de son autorité avec « juste proportion » face à la crise sociale qui paralyse le secteur des carburants. Il appelle également les entreprises concernées à sortir du conflit par la négociation.
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La grève se poursuit chez TotalEnergies, malgré l’accord sur des hausses de salaires, conclu avec la CFDT et la CFE-CGC, mais rejeté par la CGT. Du côté d’Esso-ExxonMobil, le tribunal administratif de Rouen a rejeté ce vendredi matin le recours en référé déposé par la CGT pour casser les arrêtés préfectoraux de réquisition des personnels grévistes. Le gouvernement a ordonné en début de semaine, via le préfet, la mise en place d’un service minimal dans le dépôt de Port-Jérôme afin de limiter l’aggravation de la pénurie d’essence. « Je pense que l’on ne clôture jamais un conflit social par des réquisitions. C’est ce qu’a rappelé la Première ministre », a commenté vendredi le député Laurent Marcangeli, président du groupe Horizons à l’Assemblée nationale, l’une des composantes de la majorité présidentielle.

« Il y a la nécessité de réquisitionner. Le gouvernement doit faire preuve d’autorité, mais il doit le faire à juste proportion », estime cet élu de Corse-du-Sud, qui était invité de l’émission « Parlement hebdo » sur Public Sénat et LCP. Depuis plusieurs jours, la gestion de crise du gouvernement est sous le feu des critiques, notamment de la part des Républicains – l’ancienne famille politique de Laurent Marcangeli - qui reprochent à l’exécutif de s’être penché tardivement sur une crise qui a éclaté fin septembre dans le secteur stratégique de l’approvisionnement en pétrole. La gauche, de son côté, accuse le gouvernement d’ajouter de l’huile sur le feu avec la réquisition, parfois dénoncée comme une forme d’entrave au droit de grève. « Les salariés grévistes et les entreprises doivent également amener leur part. Ces dernières doivent négocier et elles doivent sortir de ce conflit », martèle notre invité.

« La prise en otage des Français doit cesser »

« Qui est-ce qui est pris en otage dans cette histoire ? Si ce n’est les millions de Français qui n’arrivent pas à aller travailler et à emmener leurs enfants à l’école », interroge encore Laurent Marcangeli. « La prise en otage des Français doit cesser. Le gouvernement doit agir en fermeté mais en respectant le dialogue social. »

Élisabeth Borne a fait savoir que si les négociations chez Total Energies n’aboutissaient pas, le gouvernement se réservait le droit d’élargir au groupe les réquisitions déjà mises en place chez Esso. Vendredi, la CFDT et la CFE-CGC se sont dites favorables à l’augmentation de 7 % et 3 000 à 6 000 euros de primes, mises sur la table par le groupe français. Mais de son côté la CGT, majoritaire au sein des personnels des raffineries, réclame une hausse de 10 %.

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