Société
Il y aura bien un débat. Alors que les députés ont entamé la seconde lecture des propositions de loi sur la fin de vie, les sénateurs n’auront pas recours à une question préalable, lors du retour du texte, la semaine du 30 mars.
Le
Par Quentin Poirier
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Dentsu consulting a dénombré pas moins de 500 000 messages postés par les internautes sur le sujet. Mais au-delà des chiffres c’est l’unanimité des réactions qui est remarquable. Si 51% relayent l’information, 39% des messages apportent un soutien direct à la députée.
Des soutiens y compris des adversaires politiques habituels de Danièle Obono. Pour Véronique Reille-Soult « tout le monde est unanime pour dire que l’on peut plus se comporter comme ça et que cela dépasse largement le cas de Madame Obono ». Le mouvement Black Lives Matter y est sûrement pour beaucoup. Le meurtre de George Floyd, jeune afro-américain, tué cet été par un policier blanc, a été le détonateur d’une prise de conscience collective sur la réalité du racisme.
Mais alors que la députée Obono est une personnalité politique clivante, notamment sur les réseaux sociaux, comment expliquer ce consensus face à la condamnation de la caricature ? Pour l’historienne Aurélia Michel : le fait « d’assigner de façon inamovible la condition esclave et la population africaine » nous renvoie à l’origine historique profonde du racisme et à la violence de l’époque de la traite négrière du 18ème siècle.
Alors qu’aucun cadre du parti les Républicains n’a pris la parole pour commenter la polémique, de nombreux ténors du Rassemblement National ont pris la défense de Danièle Obono. À l’instar de Wallerand de Saint Just qui dans un tweet estime que : « la couverture de Valeurs Actuelles est d’un mauvais goût absolu, le combat politique ne justifie pas ce type de représentation humiliante et blessante d’une élue de la République ». Pour Philippe-Moreau Chevrolet : « le Rassemblement National a pour objectif de devenir un parti de gouvernement, il n’a donc pas intérêt à briser le consensus républicain, mais plutôt à montrer patte blanche ».