Née dans les années 1920 en Angleterre, les écoles démocratiques laissent aux enfants la liberté d’apprendre selon leurs envies. A Dijon « la croisée des chemins » a ouvert ses portes il y a trois ans, et a séduit une vingtaine de familles.
L’école où les enfants apprennent ce qu’ils veulent
Née dans les années 1920 en Angleterre, les écoles démocratiques laissent aux enfants la liberté d’apprendre selon leurs envies. A Dijon « la croisée des chemins » a ouvert ses portes il y a trois ans, et a séduit une vingtaine de familles.
C’est une expérience éducative particulière, de celle qui interroge, et qui dérange des habitudes bien établies. A l’école démocratique de Dijon, aucune journée ne ressemble à l’autre, les enfants décident de tout ou presque, rien ne leur est imposé. Ce sont eux qui chaque matin décident des matières qu’ils veulent étudier, du temps qu’ils y passeront, avant, s’ils le souhaitent de passer à autre chose, une autre matière ou une séance de jeu sur ordinateur.
A l'école démocratique les enfants de 3 à 16 ans travaillent, jouent et décident ensemble
Sébastien Batel / Public Sénat
Des enfants de 3 ans à 16 ans ensemble
Dans la salle, tous les âges se mélangent, et les adultes se vivent plus comme des facilitateurs que comme des enseignants. Ce matin pendant qu’une partie de Monopoly s’engage, Matilda 6 ans, a décidé d’écrire une carte postale à sa maman, l’occasion de lui faire faire du français et de travailler l’écriture. Pour Kaori, 9 ans : « Dans les écoles classiques on nous dit de faire ci, de faire ça et on travaille alors que là on a le droit de faire ce qu'on veut pour apprendre comme on veut ! » Une liberté totale qui peut laisser perplexe. Fleur, la directrice, l’avoue elle aussi il lui a fallu du temps pour vaincre ses propres réticences, aujourd'hui elle est convaincue : « Les enfants sont curieux, ils ont envie d'intégrer les contraintes de la vie adulte. On peut leur faire confiance et c’est même la seule chose qu’on peut faire. Ils ont appris à marcher, à parler ils vont aussi apprendre à compter, à lire ».
La démocratie à tous les étages
Des apprentissages libres et des règles de vies choisies en commun. Une fois par semaine toute l’école se réunit, et chaque décision qui engage le collectif est votée par l’assemblée, la voix des petits de 5 ans comptent autant que celle des adultes : « C’est une école, une éducation très exigeante plutôt et donc il n’y a pas zéro contraintes. Il y a des contraintes qui sont très différentes de l’école parce qu'on les a choisies , on les a décidées ensemble, toutes les règles du règlement ont été validées en assemblée donc ce sont des règles qui ont une raison d’être, des règles qui peuvent être expliquées ou modifiées »
A la croisée des chemins, les enfants apprennent mais jouent autant qu'ils le veulent
sebastien batel / public sénat
Une pédagogie nouvelle qui se développe en France
Ces écoles démocratiques se développent en France à une vitesse étonnante. Si elles ne bénéficient d’aucunes aides de l’Etat, elles sont tenues de transmettre le socle commun de connaissances et peuvent être inspectée à tout moment. L’année scolaire commence à 2700 euros. S’il est encore trop tôt pour juger de l’efficacité de la méthode, les enfants sont unanimes : aucun ne souhaite retourner dans le système scolaire classique.
Le Sénat a voté mercredi pour prolonger de deux ans l'expérimentation de l'encadrement des loyers dans une version minimaliste : il ne sera ni étendu ni renforcé. Un « compromis » nécessaire pour le maintien du dispositif dont la date butoir est fixée au 24 novembre. Le texte doit désormais revenir à l’Assemblée nationale.
La journée de manifestation ce samedi 17 octobre à Limoges a été marquée par un incendie qui a détruit les deux-tiers de l’hôtel de ville. Le maire de la ville pointe la responsabilité du gouvernement qui a « abandonné » la ville même s’il reconnaît que « les premiers responsables sont bien sûr les casseurs ».
Au total, « on a identifié environ 250 appels à des actions de voie publique et on s’attend à environ 80 cortèges » dans toute la France, a expliqué le ministre de l’Intérieur. En cas de « violences urbaines graves », il a annoncé ce matin que les forces de l’ordre pourront finalement utiliser les grenades assourdissantes lors des manifestations prévues demain. Sur les réseaux sociaux, des « guides de survie » pour manifester avec les bons réflexes fusent.
Les mobilisations du 17 octobre commencent peu à peu à s’organiser dans toute la France. Syndicats et partis politiques saisissent les préfectures pour déclarer des manifestations. Toutefois, à Paris, le préfet de police a déjà refusé plusieurs parcours.