« L’extrême gauche violente dans la rue cherche à hystériser la société », estime Sylvain Maillard
Invité de Public Sénat ce mardi 28 mars, dixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, le député Renaissance Sylvain Maillard a accusé l’extrême gauche d’être responsable de la radicalisation d’une partie de la contestation. Il dénonce également les liens de cette dernière avec les black blocs.

« L’extrême gauche violente dans la rue cherche à hystériser la société », estime Sylvain Maillard

Invité de Public Sénat ce mardi 28 mars, dixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, le député Renaissance Sylvain Maillard a accusé l’extrême gauche d’être responsable de la radicalisation d’une partie de la contestation. Il dénonce également les liens de cette dernière avec les black blocs.
Romain David

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Un dispositif de sécurité inédit pour les manifestations du 28 mars contre la réforme des retraites, avec 13 000 membres des forces de l’ordre mobilisés, dont 5 500 à Paris. Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a évoqué la présence éventuelle de « plus de 1 000 éléments radicaux » dans les cortèges. Depuis plus d’une semaine, les violences en marge des manifestations, donnant lieu à des affrontements réguliers avec les forces de police, tendent à se multiplier.

« On a besoin d’avoir des policiers. Pour moi qui suis un élu parisien, cela devient une angoisse dès qu’il y a une manifestation parce que des black blocs et l’extrême gauche viennent pour casser tout ce qu’il y a sur le parcours de la manifestation », a commenté au micro de « Bonjour chez vous », la matinale de Public Sénat, Sylvain Maillard, le vice-président du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale. « Paris n’est pas uniquement une ville de manifestations, c’est aussi une ville avec des familles et des enfants », pointe-t-il. « Ce déchaînement de violences est aussi un traumatisme pour les Parisiens qui élèvent leurs enfants ».

« Expliquer que le gouvernement aurait intérêt à ce que cela se passe mal, c’est une erreur politique et une faute morale »

Depuis quelque temps, les observateurs dénoncent un durcissement de la doctrine du maintien de l’ordre, favorisant le contact entre les forces de police et les manifestants. Réagissant sur notre antenne lundi aux échauffourées qui ont émaillé ce week-end le rassemblement à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, contre la construction d’une méga-bassine, la députée EELV Sandrine Rousseau a accusé Gérald Darmanin et Emmanuel Macron de « chercher l’incident ». Des propos « terribles » pour Sylvain Maillard qui pointe davantage le rôle d’une ultra gauche violente.

« L’extrême gauche l’a théorisé : elle veut la violence dans la société car elle pense pouvoir accéder au pouvoir par la violence. L’extrême gauche politique, que l’on retrouve à l’Assemblée nationale, fait exactement la même chose : tout hystériser », dénonce-t-il. « Il y a forcément des liens entre l’extrême gauche et les black blocs », estime encore notre invité. « Expliquer que le gouvernement aurait intérêt à ce que cela se passe mal, c’est une erreur politique et une faute morale. »

Polémique autour de la Brav-M

« À l’heure actuelle, les problèmes que nous avons dans la rue ne viennent pas des policiers », s’agace encore le député. « C’est l’extrême gauche violente dans la rue qui cherche à hystériser la société ».

Une pétition déposée sur la plateforme de l’Assemblée nationale pour la suppression de la Brav-M, une brigade motorisée de répression des actions violentes, a franchi le cap des 10 000 signatures, mais Sylvain Maillard dénonce une forme de diversion : « Arrêtons de chercher des responsables là où ils ne sont pas. Les responsables du chaos, ce sont les black blocs et tout ce qui entoure l’ultra gauche. »

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