« La police n’est ni violente, ni raciste », réaffirme le patron de la police face au Sénat
Auditionné ce mardi après-midi par la commission des lois du Sénat, le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux, a défendu le « courage » et le « professionnalisme » de ses hommes « sans déni ».

« La police n’est ni violente, ni raciste », réaffirme le patron de la police face au Sénat

Auditionné ce mardi après-midi par la commission des lois du Sénat, le directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux, a défendu le « courage » et le « professionnalisme » de ses hommes « sans déni ».
Public Sénat

Par Pierre Maurer

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Mission : rétablir la confiance entre la police et la population. Auditionné par la commission des lois du Sénat ce mardi, le patron de la police s’était donné pour objectif de défendre son institution, confrontée à plusieurs affaires de violences policières, dont le tabassage filmé du producteur de musique, Michel Zecler.  « La police n’est pas violente alors même qu’elle est confrontée en première ligne à la violence comme aucune autre structure dans notre pays. La police n’est pas violente et n’est pas raciste », a répété « sans déni, ni langue de bois », Frédéric Veaux, directeur général de la police nationale. Entré dans la police en 1982, il a affirmé « livrer » aux sénateurs ce qu’il « voit » et ce qu’il « entend » au quotidien dans ses rangs : soit « des hommes et des femmes courageux, professionnels et volontaires, qui répondent toujours présents dans les moments difficiles ».

« Dans ce métier compliqué, qui conduit beaucoup de policiers sur la voie publique, vous pouvez partir en patrouille et vous retrouver à intervenir sur une action très violente », a-t-il tenu à rappeler. Pour preuve, le patron de la police garde « en mémoire l’exemple de l’assassinat monstrueux de Samuel Paty à Conflans où des effectifs de la sécurité publique » sont intervenus « en quelques minutes ». « Malgré le caractère épouvantable de cette scène de crime, ils ont réagi et ont pu neutraliser l’auteur dans les conditions les plus professionnelles ».

Alors que la formation des policiers est remise en question au fil des affaires de violence, Frédéric Veaux a estimé que « vous avez beau avoir été sélectionnés, formés, équipés, encadrés, arrive le moment de la décision, du geste que vous allez devoir faire en un quart de seconde… » Ce qui rend, selon lui, ce métier « passionnant mais aussi exigeant et exposé ».

« Dans ce contexte, certains, heureusement très peu nombreux, mais malheureusement encore trop nombreux s’égarent en commettant des actes contraires à la loi et/ou au code de déontologie », a-t-il tout de même reconnu. La police nationale les sanctionne « sévèrement », a-t-il juré, à la suite d’enquêtes conduites par l’IGPN, « bouc émissaire un peu trop facile », et par les groupes spécialisés en charge des affaires disciplinaires relevant des directions actives.

Face à ces situations, Frédéric Veaux a assuré avoir « une double exigence » : « Tirer toutes les conséquences de ces actes et sanctionner les comportements contraires à nos lois, à nos valeurs et au pacte républicain ». Il a aussi convenu que les méthodes et pratiques policières pouvaient être « adaptées », réaffirmant sa « confiance » en l’institution. « Vous pouvez aussi leur faire confiance », a-t-il conclu.

Quant à la très controversée proposition de loi « sécurité globale », le patron de la police a jugé qu’elle « contient des dispositions très attendues par les forces de l’ordre dans le domaine de la captation d’images. Les dispositions prévues permettraient aux policiers de travailler dans une totale sécurité juridique ».

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