La réforme des retraites est avant tout « idéologique » , selon cet informaticien de 56 ans
Ligne de fracture dans la société, la réforme des retraites constitue une mesure phare du programme économique d’Emmanuel Macron. S’il s’est dit ouvert à la concertation, notamment sur les critères de pénibilité au travail, l’exécutif entend relever progressivement l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans en 2028. Seul moyen selon le gouvernement d’assurer la pérennité d’un système.

La réforme des retraites est avant tout « idéologique » , selon cet informaticien de 56 ans

Ligne de fracture dans la société, la réforme des retraites constitue une mesure phare du programme économique d’Emmanuel Macron. S’il s’est dit ouvert à la concertation, notamment sur les critères de pénibilité au travail, l’exécutif entend relever progressivement l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans en 2028. Seul moyen selon le gouvernement d’assurer la pérennité d’un système.
Public Sénat

Par Marie Provot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Cette réforme clivante préoccupe de nombreux Français, comme Jean-Michel Keravel. Cet informaticien âgé de 56 ans s’interroge sur le nombre d’années qui lui reste à travailler avant de profiter de ses premiers jours de retraite. Il travaille depuis ses 21 ans. Et d’après ses calculs, il aura déjà rempli toutes ses annuités avant ses 65 ans. La réforme souhaitée par Emmanuel Macron l’inquiète.  « Au fur et à mesure que l’horizon approche, j’ai l’impression qu’il s’éloigne », regrette-t-il.

« Une réforme socialement injuste »

« Quel est le gain de cette réforme ? », s’interroge ce citoyen. « Aucun sénateur ne remet en cause la nécessité de nouveaux financements, alors qu’aujourd’hui, il n’est pas prouvé qu’il y a un besoin de financement. C’est une réforme plus idéologique que financièrement viable. On sait que la moitié des personnes n’est déjà plus en activité à ce moment-là. »

A cette remarque, la sénatrice Dominique Vérien objecte : « Le taux de chômage des plus de 50 ans est plus faible que celui des 25-50 ans ».

Si l’on observe les différents systèmes de retraite des pays de l’Union européenne, la France fait figure d’exception. Au Danemark, l’âge légal de départ à la retraite devrait atteindre 69 ans en 2035, quand la Belgique et l’Espagne tendent vers 67 ans d’ici 2030.

Revoir l’intégralité de l’émission en replay

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

La réforme des retraites est avant tout « idéologique » , selon cet informaticien de 56 ans
6min

Société

Réinsertion : la prison remplit-elle encore sa mission ?

En France, environ 90 000 détenus sortent chaque année de prison. Leur réinsertion devient alors un enjeu majeur pour notre société. Mais à l'heure où près de deux détenus sur 3 récidivent 5 ans après leur libération, la sénatrice centriste Dominique Vérien, co-autrice d'un rapport sur l'exécution des peines, souhaite redonner du sens aux sanctions pénales. Développement des aménagements de peine et des alternatives à l’incarcération, les pistes sont nombreuses… Dans le cadre d’un documentaire, Public Sénat fait le portrait de détenus et d’ex-détenus qui tentent de se reconstruire une vie après la prison.

Le

La réforme des retraites est avant tout « idéologique » , selon cet informaticien de 56 ans
5min

Société

Surpopulation carcérale : « Il ne faut pas faire baisser le nombre de personnes qui rentrent en prison mais le temps qu’elles y passent », défend Darmanin

Auditionné par le Sénat le12 novembre dernier, le garde des Sceaux a été invité à détailler sa stratégie de lutte contre la surpopulation carcérale. Outre l’ouverture de 3 000 nouvelles places grâce aux prisons « modulaires », Gérald Darmanin entend aussi s’appuyer sur une limitation des mécanismes d’allégement des peines. L’objectif : assurer l’effectivité du passage en prison, ce qui devrait pousser les magistrats à réduire la durée des peines prononcées.

Le

La réforme des retraites est avant tout « idéologique » , selon cet informaticien de 56 ans
6min

Société

Masculinisme : « Un projet politique organisé qui bénéficie de la complicité des plateformes et mène une guerre d’influence »

Les discours de haine à l’encontre des femmes se multiplient, tout comme les atteintes à leurs droits. Face à ces mouvements extrêmes, alimentés par des contenus masculinistes relayés en masse sur les réseaux sociaux, la délégation aux droits des femmes du Sénat tente de décrypter les moyens de réponse disponibles, pour endiguer ce phénomène.

Le