Le Sénat permet aux universités d’augmenter les frais d’inscription des étudiants étrangers
Les sénateurs ont voté, ce jeudi, un amendement qui permet aux universités d’augmenter les frais d’inscription des étudiants étrangers, durant l’examen du projet de loi pour l’orientation des étudiants.

Le Sénat permet aux universités d’augmenter les frais d’inscription des étudiants étrangers

Les sénateurs ont voté, ce jeudi, un amendement qui permet aux universités d’augmenter les frais d’inscription des étudiants étrangers, durant l’examen du projet de loi pour l’orientation des étudiants.
Alexandre Poussart

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« Il ne s’agit pas d’imposer un tarif plus élevé pour les étudiants étrangers mais d’offrir cette possibilité aux universités », a expliqué Olivier Paccaud, sénateur (Les Républicains) de l’Oise. Ce dernier est l’auteur d’un amendement qui permet aux universités d’augmenter les frais d’inscription des étudiants étrangers (hors Union européenne), adopté par le Sénat, ce jeudi durant l’examen du projet de loi pour l’orientation des étudiants.

La sénatrice (Les Républicains) des Français établis hors de France Jacky Deromédy a défendu cet amendement : « Dans une période comme celle-ci où on baisse les budgets des écoles françaises à l’étranger, il n’est pas possible de payer pour les étudiants étrangers. Les étudiants français paient très très cher pour s’inscrire à l’étranger. Cet amendement n’empêchera pas le rayonnement de la langue française. »

"L'attractivité des universités françaises diminue" selon Pierre Ouzoulias

Alors que le gouvernement a présenté un avis défavorable, la gauche du Sénat, des communistes aux RDSE, a voté contre cette mesure. Le sénateur communiste Pierre Ouzoulias s’est opposé à cette mesure, expliquant que l’attractivité des universités françaises est actuellement menacée : « La proportion d’étudiants étrangers en France diminue drastiquement, car ils vont dans des pays qui leur offrent des bourses. Avant, les étudiants africains venaient massivement étudier en France mais ne viennent plus aujourd’hui, je veux bien qu’on parle du rayonnement de la francophonie mais si vous estimez que 3 milliard d’euros c’est trop cher, il faut abandonner certaines de nos priorités de civilisation. »

 

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