« On doit payer plus pour manger », explique le sénateur Bernard Jomier
Le sénateur, apparenté au groupe socialiste, considère qu’il est impossible d’avoir une alimentation à bas coût qui soit à la fois de qualité et qui rémunère suffisamment les producteurs.

« On doit payer plus pour manger », explique le sénateur Bernard Jomier

Le sénateur, apparenté au groupe socialiste, considère qu’il est impossible d’avoir une alimentation à bas coût qui soit à la fois de qualité et qui rémunère suffisamment les producteurs.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Ça n’est plus possible de continuer comme ça, il faut dire les choses ! » Le sénateur Bernard Jomier (apparenté PS) s’inquiète que la part de l’alimentation soit à « son plus bas historique » dans le budget des ménages. L’équation est insoluble avec d’autres attentes soulevées par les consommateurs et les professionnels. « On ne peut pas réclamer une alimentation qui rémunère correctement celui qui la produit, l’agriculteur, qui est de bonne qualité en termes nutritionnelle et de santé, et de payer aussi peu », explique ce médecin.

Le sénateur en a profité pour rappeler l’ambiance des débats au Sénat lors de l’examen de la loi Egalim cet été, et surtout la position de son ancien collègue Didier Guillaume. « J’ai porté ce point-là. Et un collègue m’a répondu : jamais je ne demanderai au consommateur de payer plus. Et il a été nommé ministre de l’Agriculture. Donc vous voyez le chemin qu’il y a à faire ! »

Lors d’une interview sur France Inter en octobre dernier, Didier Guillaume avait déclaré qu’il ne faisait « pas partie de ceux qui pensent que les Français sont prêts à payer plus pour avoir des produits de qualité ». Partisan d’une « revalorisation », qui devait être assumée par les « industriels et les grandes surfaces », il était convaincu que « la montée en gamme » devait se faire « pour tous, sans augmentation ».

Partager cet article

Dans la même thématique

« On doit payer plus pour manger », explique le sénateur Bernard Jomier
3min

Société

« Pour certains c’est trop dur de se dire que s’il y a des femmes violentées, c’est qu’il y a des hommes violents », s’interroge Ghada Hatem

Il y a 10 ans maintenant Ghada Hatem médecin gynécologue fondait la première maison des femmes à Saint-Denis. Un lieu pour soigner les femmes victimes de violences psychologiques ou sexuelles. 10 ans après, le modèle a essaimé partout en France. Mais que pense-t-elle de la hausse des féminicides et du retour de discours masculinistes qui séduisent de plus en plus de jeunes hommes ? Ghada Hatem répond à toutes les questions de Rebecca Fitoussi dans l’émission « Un monde, un regard ».

Le

Childhood, early education and child protection themes
6min

Société

« Enfants maltraités, fratries éparpillées » : un rapport du Sénat alerte sur les « graves difficultés » de la protection de l’enfance

Alors que les dépenses de la protection de l’enfance sont en hausse de 70 % entre 1998 et 2023, le secteur est en difficulté, avec une « crise de vocations » et une prise en charge qui n’est pas à la hauteur pour les enfants. Un rapport du Sénat met sur la table 16 recommandations, appuyées par les bonnes pratiques repérées dans les territoires, pour tenter d’améliorer la situation.

Le