« On doit payer plus pour manger », explique le sénateur Bernard Jomier
Le sénateur, apparenté au groupe socialiste, considère qu’il est impossible d’avoir une alimentation à bas coût qui soit à la fois de qualité et qui rémunère suffisamment les producteurs.

« On doit payer plus pour manger », explique le sénateur Bernard Jomier

Le sénateur, apparenté au groupe socialiste, considère qu’il est impossible d’avoir une alimentation à bas coût qui soit à la fois de qualité et qui rémunère suffisamment les producteurs.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Ça n’est plus possible de continuer comme ça, il faut dire les choses ! » Le sénateur Bernard Jomier (apparenté PS) s’inquiète que la part de l’alimentation soit à « son plus bas historique » dans le budget des ménages. L’équation est insoluble avec d’autres attentes soulevées par les consommateurs et les professionnels. « On ne peut pas réclamer une alimentation qui rémunère correctement celui qui la produit, l’agriculteur, qui est de bonne qualité en termes nutritionnelle et de santé, et de payer aussi peu », explique ce médecin.

Le sénateur en a profité pour rappeler l’ambiance des débats au Sénat lors de l’examen de la loi Egalim cet été, et surtout la position de son ancien collègue Didier Guillaume. « J’ai porté ce point-là. Et un collègue m’a répondu : jamais je ne demanderai au consommateur de payer plus. Et il a été nommé ministre de l’Agriculture. Donc vous voyez le chemin qu’il y a à faire ! »

Lors d’une interview sur France Inter en octobre dernier, Didier Guillaume avait déclaré qu’il ne faisait « pas partie de ceux qui pensent que les Français sont prêts à payer plus pour avoir des produits de qualité ». Partisan d’une « revalorisation », qui devait être assumée par les « industriels et les grandes surfaces », il était convaincu que « la montée en gamme » devait se faire « pour tous, sans augmentation ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Lutte contre la fraude sociale et fiscale : des sénateurs appellent à « ne pas avoir la main qui tremble », à la veille d’une semaine décisive à l’Assemblée
7min

Société

Lutte contre la fraude sociale et fiscale : des sénateurs appellent à « ne pas avoir la main qui tremble », à la veille d’une semaine décisive à l’Assemblée

Le rapporteur du projet de loi de lutte contre les fraudes, Olivier Henno, et sa collègue Nathalie Goulet, spécialiste de ces sujets, espèrent qu’un arsenal suffisamment « musclé » sortira des débats à l’Assemblée nationale. En commission, certaines dispositions votées par le Sénat en novembre ont été retirées.

Le

Paris : Illustration au Salon de l Agriculture
8min

Société

Salon de l’agriculture : un événement sans vache cette année… mais pas sans politique

C’est un Salon de l’agriculture un peu spécial, car pour la première fois sans vache, qui s’ouvre ce samedi. L’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse, bien que maintenant terminée, a eu raison de la présence des bovins. Mais les politiques, eux, sont toujours autorisés à déambuler, malgré une épidémie de tensions ces derniers mois, sur fond de crise agricole.

Le

« On doit payer plus pour manger », explique le sénateur Bernard Jomier
4min

Société

Augmentation des prix : « Les marges de la grande distribution n’ont pas bougé » se défend Michel-Édouard Leclerc

Le président du groupe Leclerc a réfuté les mises en cause qui pèsent sur la grande distribution, accusée de « chantage mortifère » par la ministre Annie Genevard, dans le cadre des négociations avec les agriculteurs. Michel-Édouard Leclerc pointe la responsabilité de « l’amont » de la filière - les grands industriels de l’agroalimentaire.

Le