Société
Il y aura bien un débat. Alors que les députés ont entamé la seconde lecture des propositions de loi sur la fin de vie, les sénateurs n’auront pas recours à une question préalable, lors du retour du texte, la semaine du 30 mars.
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Par Public Sénat
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« Si (les grandes fortunes) peuvent faire cet effort, à cette hauteur (…) peut-être peuvent-ils accentuer leur soutien à l’ensemble des associations qui développent de la solidarité. Et en ce qui concerne le Secours Populaire, nous, on est preneur ».
Henriette Steinberg, secrétaire générale de l’association, le Secours Populaire, se limite à cette remarque et refuse d’entrer dans la polémique qui entoure les dons des grandes fortunes à la restauration de Notre-Dame. En effet, avec les avantages fiscaux associés au mécénat d’entreprise, les grands donateurs sont accusés de privilégier à moindres frais, le patrimoine au détriment de l’urgence sociale (voir notre article). Ajoutez à cela un contexte fiscal peu favorable aux dons des particuliers car d’après une étude réalisée par l’institut IPSOS pour la fondation des Apprentis d’Auteuil, le prélèvement à la source, la hausse du taux de CSG ou encore la réforme de l’ISF « ont pesé sur la générosité des Français ».
Pour Henriette Steinberg souhaite préciser que « l’ISF n’était pas versé aux associations ». « Les personnes qui ont des petites retraites nous ont écrit pour dire que la (hausse) de la CSG mangeait ce qu’ils versaient habituellement aux associations (…) Notre évaluation, c’est que nous avons une petite diminution d’un peu moins de 2% des dons des personnes » explique-t-elle.