Le ministre de l’Intérieur a annoncé que l’examen au Sénat du projet de loi immigration débutera le 6 novembre. L’adoption du texte dans les deux chambres reste incertaine. La droite demande la suppression de l’article permettant la régularisation de travailleurs des sans-papiers dans les métiers « en tension ». La gauche en fait une condition sine qua non.
Des députés Renaissance, Modem, Liot, et Nupes, ainsi que des sénateurs de gauche, publient ce mardi une tribune dans laquelle ils enjoignent le gouvernement à ne pas renoncer à la régularisation des travailleurs sans papiers dans les secteurs en tension, malgré la pression de la droite sur ce sujet. Invité de la matinale de Public Sénat, Jean-François Copé estime que le projet du gouvernement, trop clivant, ne pourra pas trouver de majorité.
Avec treize listes pour cinq sièges, et deux sortants historiques qui ne se représentent pas, le paysage sénatorial mosellan promet de changer au lendemain du 24 septembre.
Faute d’accord avec les autres formations de gauche, LFI présente des candidats aux sénatoriales dans tous les départements. Ils veulent porter « le programme de la Nupes » et accusent les autres de chercher leur « éradication ». PS, PCF et EELV reprochent à LFI de jouer les trouble-fêtes, avec des candidats qui risquent surtout de faire perdre, au final, des sièges à la gauche.
Plusieurs leaders d’opposition ont répondu au courrier que leur a adressé Emmanuel Macron, après les avoir rassemblé à Saint-Denis le 30 août dernier. La plupart, à droite comme à gauche, fustige une opération de communication et l’absence de propositions concrètes de la part du chef de l’Etat. L’hypothèse d’un élargissement des modalités de recours au référendum soulève également certaines inquiétudes.
Invité ce lundi de la matinale de Public Sénat, le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Stanislas Guerini, a laissé entendre que l’exécutif n’était pas prêt à renoncer à la régularisation des travailleurs sans papiers dans les secteurs en tension, l’un des piliers du projet de loi sur l’immigration, qui soulève l’ire de la droite.
Les candidats avaient jusqu’à ce vendredi, 18 heures, pour déposer leurs listes aux sénatoriales en préfecture. Le nombre de listes n’est pas sans effet. Leur multiplication peut créer des surprises.
Marine Le Pen entamera sa rentrée politique ce week-end, avec un déplacement à Hénin-Beaumont. Alors que les sondages lui accordent de plus en plus de crédibilité aux yeux des Français, elle devrait continuer de pondérer ses interventions, laissant Jordan Bardella, qui conduira la campagne des européennes, prendre encore un peu plus la lumière. Une manière aussi pour l’ex-candidate à la présidentielle de préparer 2027.
Avec au moins 15 listes, les sénatoriales dans le Nord sont marquées par l’éclatement et la division, avec plusieurs listes de gauche et de centre-droit et un RN en embuscade. De quoi créer parfois la confusion chez les grands électeurs et l’incertitude sur les résultats. Entre les terres du Cambrésis, du Valenciennois et de la métropole de Lille, reportage aux côtés des candidats, dans cette campagne pas comme les autres.
Le sénateur RDPI sortant Julien Bargeton a déposé jeudi 7 septembre sa liste en préfecture pour l’élection sénatoriale parisienne du 24 septembre prochain. Alors que des candidatures dissidentes étaient évoquées, il sera bien le seul représentant de la majorité présidentielle. Avec la nécessité de convaincre au-delà de son camp pour être réélu.
Éric Zemmour a annoncé mercredi une liste Reconquête pour les Européennes conduite par Marion Maréchal. Le parti de droite identitaire dispose déjà de quatre eurodéputés élus en 2019 sur la liste RN et qui ont rejoint les rangs du polémiste en 2022. L’objectif fixé par le porte-parole du parti Stanislas Rigault est d’obtenir une dizaine de sièges en ciblant prioritairement l’électorat des Républicains. Reconquête aura du mal à titiller la liste RN de Jordan Bardella, le grand favori des sondages.
Le président de la République est revenu vers les leaders des partis politiques qu’il avait réunis une semaine auparavant. Dans une lettre de plusieurs pages, Emmanuel Macron annonce la reconduite de ce format et précise que les réflexions institutionnelles vont se poursuivre. Certains opposants restent sur leur faim.
A la sortie du séminaire gouvernemental, le porte-parole du gouvernement a donné quelques pistes sur le calendrier du début de la session parlementaire. Il a également envisagé l’examen du projet de loi immigration « début novembre au Sénat », tout en précisant que cette date « était très incertaine ».
L’hypothèse d’une liste commune à gauche pour les élections européennes de 2024 s’éloigne de plus en plus. Malgré les appels du pied de la France insoumise, EELV, le PS et le PCF entendent conduire des listes indépendantes. Au-delà des différences programmatiques qui fracturent la gauche, les européennes sont aussi une occasion pour les petits partis de reprendre du poil de la bête et de bousculer le rapport de force au sein de la Nupes.
Une semaine après les « Rencontres de Saint Denis » au cours desquelles, le chef de l’Etat s’est entretenu pendant des heures avec les chefs de partis représentés au Parlement, Emmanuel Macron va leur adresser une lettre de compte rendu qui « résumera fidèlement » la nature des échanges qui ont eu lieu.
A quelques jours du début de la coupe du monde de rugby, Gérald Darmanin et la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra ont détaillé devant la presse le dispositif de sécurité. 5 200 policiers et gendarmes seront mobilisés les jours de match, billets dématérialisés, contrôles plus fluides mais pas de vidéoprotection par algorithmes, un dispositif prévu par la loi Jeux Olympiques adoptée cette année.
La gauche parisienne a présenté sa liste d’union pour les sénatoriales, avec le PS, EELV et le PCF, mais sans LFI. Une union fidèle à la majorité municipale. La maire de Paris « Anne Hidalgo s’est beaucoup investie pour que ce rassemblement se fasse », souligne le sénateur PS Rémi Féraud, qui mène la liste, avec à son bord l’écologiste Yannick Jadot et le communiste Ian Brossat. La liste espère gagner 7, voire 8 sièges en profitant de la division de la droite.
Sur le projet de loi immigration, les LR font toujours des régularisations sur les métiers en tension une « ligne rouge », prévient le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau. Après des rumeurs de suppression du dispositif, le président macroniste de la commission des lois de l’Assemblée, Sacha Houlié, assure avoir eu des « garanties solides » de l’Elysée et de Matignon pour le conserver. « On va laisser cheminer le texte au Sénat. Et on le reprendra à l’Assemblée », ajoute le député.
Un décret paru fin juillet va « faciliter la location » de logements dont la hauteur est de 1,80 m, contre 2,20 m selon la norme générale, dénonce la Fondation Abbé Pierre, qui y voit « un recul ». Le ministère soutient que rien ne change sur le fond.
Alors que les LR et le RN demandent un référendum sur l’immigration, une modification de la Constitution s’avère nécessaire pour le faire. Si « sur un point juridique, ça ne pose pas de problème », reste que « les conditions politiques sont difficiles », souligne le professeur de droit public, Benjamin Morel.