Une majorité de membres du gouvernement s’était présenté aux élections législatives : 24 au premier tour. Si certaines se sont désistées dans l’entre-deux-tours, la plupart sont restés dans la course. Au soir du second tour, quels sont les résultats pour les différents membres du gouvernement ?
Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, a estimé que la progression enregistrée par son parti au second tour des législatives, sans lui permettre de s’imposer à l’Assemblée nationale, annonçait « la victoire de demain ».
Selon une estimation Ipsos Talan, les électeurs du NFP et d’Ensemble ont massivement joué le jeu du « front républicain ». 72% des électeurs de l’alliance de gauche se sont ainsi reportés sur les candidats de la majorité présidentielle lorsque ceux-ci affrontaient un candidat RN. Quant aux électeurs d’Ensemble, ils ont voté 2 fois plus pour un candidat LFI qu’un candidat RN (43% vs 19%), et encore plus massivement pour un candidat PS, EELV ou PCF (54% vs 15%).
L’ancien journaliste, qui briguait un 3e mandat dans la 1e circonscription de la Somme, a réussi (ou échoué) son pari, en glanant plus de 53% des suffrages. Devancé de 7 points lors du 1e tour par la candidate RN, Nathalie Ribeiro Billet (40,69%), le député sortant, qui avait réuni 33,92% des voix, a pu bénéficier du report des voix de la candidate Renaissance, qui s’était désistée dès dimanche soir dernier en faveur de l’ex-insoumis.
L'alliance des principaux partis de gauche est sortie en tête du second tour des élections législatives, ce dimanche 7 juillet, devant la majorité sortante et le Rassemblement national dont la progression a été stoppée par un front républicain. La France insoumise reste majoritaire au sein du bloc de gauche, avec 68 à 74 sièges, mais désormais talonnée par le Parti socialiste, qui devrait récupérer entre 63 à 69 sièges.
Après les résultats du second tour des élections législatives, le RN et ses alliés remportent entre 132 et 152 sièges. Un score historique, mais bien en dessous des projections à l’issue du premier tour.
La coalition présidentielle Renaissance-MoDem-Horizons a obtenu 168 sièges à l’issue du second tour des législatives ce dimanche 7 juillet, d'après le ministère de l'Intérieur. Un score plus élevé que ce qui avait été anticipé, grâce aux nombreux désistements de la gauche pour « faire barrage » au Rassemblement national.
Projection des sièges dans l’hémicycle, score par circonscription, découvrez les résultats du second tour des élections législatives grâce à notre carte interactive et à nos infographies.
Le Nouveau Front Populaire obtiendrait entre 172 et 192 sièges, selon une projection Ipsos Talan pour France Télévisions, Radio France, France24/RFI et LCP Assemblée Nationale. Les députés du camp présidentiel sont entre 150 et 170 sièges. Contre toute attente, le RN et ses alliés termineraient entre 132 et 152 sièges.
Les résultats de ce second tour sont marqués par le score surprise du Nouveau Front populaire, qui arrive en tête avec entre 172 et 192 sièges. En seconde place, Ensemble obtiendrait 150 à 170 sièges. En troisième place, le Rassemblement national est loin de la majorité absolue avec 132 à 152 sièges. Public Sénat vous fait vivre en direct une soirée électorale qui s’annonce historique.
Un indépendantiste élu dimanche en Nouvelle-Calédonie, la gauche qui a raflé la mise dès samedi en Guyane, Martinique et Guadeloupe, où les ambitions du RN ont été contrecarrées : ce qu'il faut savoir du second tour des élections législatives outre-mer.
À midi, 26,63 % des électeurs se sont rendus aux urnes pour le second tour des élections législatives. Un chiffre en hausse par rapport au premier tour, où les Français étaient 25,9 % à avoir voté à cette heure.
Les Français sont appelés aux urnes dimanche 7 juillet pour le second tour des élections législatives. Ces scrutins dans 501 circonscriptions, qui s’annoncent très suivis, sont lourds d’enjeux.
A l’approche du second tour, et alors que la victoire du Nouveau Front Populaire (NFP) semble compromise, même si arithmétiquement le bloc de gauche peut toujours obtenir une majorité absolue, les dirigeants et figures du NFP se projettent de plus en plus dans l’après législatives.
Dans la 6ème circonscription du Calvados, Elisabeth Borne est en ballotage défavorable, derrière le candidat du Rassemblement national. Noé Gauchard du Nouveau front populaire s’est désisté pour faire barrage à l’extrême-droite. Mais est-ce que les voix de la gauche iront automatiquement à l’ancienne Première ministre qui a porté la réforme des retraites ? C’est tout l’enjeu du scrutin. Reportage dans le Calvados.
Zoom sur la troisième circonscription du Val-de-Marne, où le scrutin est particulièrement tendu. S’y affrontent des personnalités médiatiques, comme le député sortant Louis Boyard et le porte-parole de Renaissance, Loïc Signor. Le RN est également présent au second tour, dans le contexte d’une percée de l’extrême droite dans le 94, où elle se maintient dans quatre circonscriptions.
Alors que l’idée d’une coalition républicaine baroque, de la gauche aux LR, germe et fait réagir dans cette campagne d’entre-deux tours, quelles mesures pourraient faire consensus au sein de cette alliance éventuelle ? Des éléments de réponse dans cette période de haute incertitude.
A quelques jours du second tour des élections législatives, la vague de désistements de candidats du Nouveau Front Populaire et de la majorité présidentielle, suscitent de nombreuses questions. Les électeurs qui n’ont pas leur « champion » au second tour se mobiliseront-ils ? Des abstentionnistes du 1er tour pourraient-ils venir grossir les rangs de la participation ? Si oui, en faveur de quel camp ? Décryptage avec Erwan Lestrohan, directeur conseil au sein de l’institut de sondage Odoxa.
En cette fin de campagne électorale, 51 agressions ont été recensées à l’encontre de plusieurs candidats, à commencer par la porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot, dont l’équipe a été violemment prise à partie à Meudon, ce mercredi 3 juillet. Les actes de violence physique et verbale se multiplient. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé que ces 51 agressions contre des candidats, suppléants ou militants, ont donné lieu à une trentaine d’interpellations. Un climat délétère dont chaque camp politique s’alarme et tente d’imputer la responsabilité aux « extrêmes ».