Les parlementaires LR devraient présenter en début de semaine le contenu de leur « pacte législatif ». La ligne défendue par Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs LR, et Laurent Wauquiez, à la tête du groupe à l’Assemblée nationale, est celle d’une totale indépendance vis-à-vis des macronistes. Mais quelques élus estiment que le contexte politique invite à laisser de côté le principe des majorités de circonstance pour envisager un accord plus global avec le camp présidentiel.
Laurence Tubiana, envisagée par une partie du Nouveau Front populaire pour le représenter à Matignon, s'est dit prête à devenir Première ministre, bien décidée à « arracher » des mesures de gauche pour répondre à « l'urgence sociale », dans un entretien accordé jeudi à l'AFP.
Alors qu’aucune majorité absolue n’émerge à l’Assemblée nationale, quelles seraient les marges de manœuvre d’un gouvernement minoritaire ? Si le premier ministre dispose du pouvoir réglementaire, celui-ci connaît des limites importantes qui compromettent largement la possibilité de gouverner par décret.
Les près de 130 parlementaires PS avaient rendez-vous au Sénat pour une réunion « opérationnelle », explique le président des sénateurs socialistes Patrick Kanner. Une rencontre qui permet aussi d’afficher le poids du parti au Parlement, à l’heure où les négociations patinent toujours pour Matignon, sur fond de désaccords avec La France insoumise.
Les votes étaient scrutés. Mardi 16 juillet les députés ont élu les 14 vice-présidents du Parlement européen. Des postes hautement symboliques. Mais même si l’extrême droite est en progression au Parlement européen, le cordon sanitaire semble avoir tenu : « Les Patriotes pour l’Europe », le nouveau groupe dirigé par Jordan Bardella et « L’Europe des nations souveraines » où siège l’AFD, l’extrême droite allemande, font chou blanc. A noter tout de même, le groupe ECR de la Première ministre Italienne Giorgia Meloni obtient deux postes.
Le Premier ministre souhaite ouvrir des discussions avec les groupes politiques « autour de projets et d'actions au service des Françaises et des Français ». Si à ce stade, un élargissement du courant présidentiel vers la gauche semble difficilement envisageable, la droite, en revanche, tenterait de négocier auprès des macronistes certains postes clés à l’Assemblée nationale.
Le président du groupe centriste au Sénat, à la fois soutien d’Emmanuel Macron et membre de la majorité sénatoriale de droite, se dit favorable à un rapprochement entre les deux blocs pour gouverner.
Le ministre de l’Intérieur a annoncé l’arrivée de 6 à 8 000 manifestants ce week-end dans les Deux Sèvres et la Vienne contre les projets de retenue d’eau pour l’agriculture. Un an après les affrontements autour du chantier de la mégabassine de Sainte-Soline, les opérations de maintien de l’ordre vont être scrutées de près, notamment par les élus écologistes dont certains se rendront sur place.
Alors qu’Emmanuel Macron a accepté, ce mardi 16 juillet, la démission du gouvernement Attal, qui assure désormais « l’expédition des affaires courantes », une question est sur toutes les lèvres : à quand la formation d’un nouveau gouvernement de plein exercice ? Si aucun délai constitutionnel n’encadre la nomination du Premier ministre, la coutume républicaine impose une temporalité raisonnable, quelque peu distendue par les circonstances, à une semaine de l’ouverture des Jeux Olympiques de Paris.
Publiés ces derniers jours, une dizaine de décrets vont permettre la mise en application de plusieurs dispositifs de la loi immigration, adoptée en décembre dernier. Notamment la réduction du délai d’application des obligations de quitter le territoire (OQTF) ou encore la création d’un contrat sur le respect « des principes de la République », désormais associé à chaque demande de séjour.
Sans accord à gauche sur le nom d’un Premier ministre potentiel, la droite tente de reprendre la main en proposant un « pacte législatif » destiné à éviter à la France une situation de blocage. La petite dizaine de thèmes axée sur le retour de l’autorité et le redressement des finances publiques trouve son origine dans les travaux de la droite sénatoriale.
Après la proposition puis le refus de plusieurs noms pour Matignon, les relations entre le PS et la France Insoumise sont grippées. Les négociations du Nouveau Front Populaire pour proposer un Premier ministre sont enlisées, alors qu’un « accord de principe » a été acté entre les quatre groupes de gauche à l’Assemblée nationale pour sa présidence. Une situation inextricable qui traduit le combat que se livrent le parti à la rose et le mouvement de Jean-Luc Mélenchon pour asseoir leur hégémonie à gauche.
Économiste, universitaire et diplomate de formation, Laurence Tubiana a été ambassadrice de la COP21 à Paris et dirige actuellement la Fondation européenne pour le climat. Portrait d’une haute fonctionnaire aux multiples casquettes.
Plus d’une semaine après le second tour des législatives anticipées, le chef de l’Etat a accepté la démission de son Premier ministre et du gouvernement. Néanmoins, l’exécutif devrait rester en place plusieurs semaines pour gérer les affaires courantes, du moins jusqu’à ce qu’une majorité en mesure de gouverner ne parvienne à se forme à l’Assemblée nationale.
Gérard Larcher a demandé une « trêve politique » pendant les Jeux olympiques et paralympiques. Alors qu’aucun groupe politique ne dispose de majorité absolue à l’Assemblée nationale et que le président de la République n’a toujours pas nommé de Premier ministre, l’idée ne fait pas l’unanimité chez les présidents de groupes du Sénat, même si une trêve de fait risque bien de s’imposer.
La démission du gouvernement Attal va être acceptée par le chef de l’Etat sûrement demain, juste avant l’ouverture de la XVIIe législature jeudi, à l’Assemblée nationale où siégeront des membres du gouvernement élus ou réélus députés. Mais alors que la gauche peine à s’accorder pour proposer le nom d’un candidat à Matignon, le gouvernement démissionnaire est parti pour durer quelques semaines, au risque de mordre sur le principe de la séparation des pouvoirs.
Dans un communiqué de ce lundi après-midi, la France Insoumise annonce se retirer des négociations. La gauche ne parvient pas à s’accorder sur le nom d’un candidat du Nouveau Front Populaire à envoyer à Matignon. Les Insoumis se refusent à une reprise des discussions tant qu’une candidature unique pour la présidence de l’Assemblée n’a pas été décidée. Très critique envers le Parti Socialiste, le communiqué l’accuse de « mettre un veto à toute candidature issue du Nouveau Front Populaire, dans le seul but d’imposer la sienne ».
Les présidents de groupes prendront la parole dans l’hémicycle pour s’exprimer sur la situation politique ce jeudi 18 juillet, au moment où le Parlement reprendra ses travaux.
La XVIIe législature s’ouvre cette semaine. Les députés vont élire le prochain président ou présidente de l’Assemblée nationale mais également les postes du Bureau. La démission du gouvernement Attal devra être acceptée par le chef de l’Etat avant l’ouverture de la session parlementaire, pour que les 18 ministres élus ou réélus députés puissent participer au vote. Public Sénat détaille pour vous le calendrier de ces prochains jours à l’Assemblée.
La flamme olympique est arrivée, ce dimanche 14 juillet à Paris. À l’occasion d’une étape au Palais du Luxembourg, le président du Sénat, Gérard Larcher, a demandé une trêve politique pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques.