Invité dans la matinale de Bonjour chez Vous, le politologue de la Fondation Jean-Jaurès souligne un « élargissement de la sociologie du vote RN ». Et ce, dans un contexte où l’intérêt des Français pour la campagne est « extrêmement haut », 80% d’entre eux se déclarant intéressés ou très intéressés par le scrutin, selon une étude de l’Ipsos pour Le Monde, la Fondation Jean-Jaurès, le CEVIPOF, l’Institut Montaigne, Radio France et France Télévisions.
Alors que le Rassemblement National (36%) domine sans partage les intentions de vote, loin devant le Nouveau Front Populaire (29%) et la majorité présidentielle (21%), selon le dernier rolling Ifop-Fiducial de ce jeudi, retour sur les estimations des principaux instituts, lors des dernières élections il y a 2 ans.
Depuis la dissolution surprise, plusieurs poids lourds de la majorité sont de retour sur le terrain pour défendre leur siège de député. Une campagne aux allures de sacerdoce pour celles et ceux qui incarnent la politique du chef de l’Etat, que certains électeurs rejettent. Dans la 6ème circonscription du Calvados, Elisabeth Borne est même surnommée, Madame 49.3.
Loin de se dérouler dans un microcosme franco-français, la bataille politique pour les élections législatives se joue sur un terrain international miné, où la France est appelée à prendre position et à s’y tenir. Petit aperçu des programmes des principaux partis en matière de politique étrangère.
L’enquête électorale menée par Ipsos pour Le Monde donne le Rassemblement national en tête avec 36 % des intentions de vote. Le scrutin reste toutefois marqué par quelques incertitudes, sur le vote des sympathisants de droite ou encore sur l’adhésion des électeurs socialistes au Nouveau Front populaire.
A trois jours du premier tour des élections législatives, la gauche tend la main à la majorité sortante et à la droite républicaine pour s’engager en faveur d’un « désistement républicain » en cas de triangulaire dimanche soir. Un appel qui pour l’instant sonne dans le vide au sein de la majorité sortante.
À quelques jours du premier tour des législatives anticipées, Public Sénat fait le tour des reculs programmatiques opérés par le Rassemblement national. En réponse aux attaques de ses adversaires, et face aux incertitudes économiques, le parti de Marine Le Pen est revenu sur la portée de différentes mesures, pour certaines portées depuis plusieurs campagnes électorales.
Depuis le 10 juin, le ministère de l’Intérieur a comptabilisé plus de 2 millions de procurations pour les élections législatives des 30 juin et 7 juillet prochains. C’est l’un des signes de la forte participation attendue pour ce scrutin.
En livrant son interprétation de la Constitution dans un entretien au Télégramme, Marine Le Pen renvoie le rôle de chef des armées à un « titre honorifique ». Des déclarations ouvrant un débat sur le domaine réservé du Président de la République et sa marge de manœuvre dans le cadre d’une cohabitation.
Pour répondre à la crise, Emmanuel Macron a annoncé le 22 mai dernier que trois haut-fonctionnaires allaient jouer le rôle de médiateurs. Cette mission est un autre dommage collatéral de la dissolution.
Le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, est revenu sur la situation au sein de LR tout en évoquant la refondation de son parti. Le sénateur de Vendée déplore le tripartisme qui domine désormais dans la vie politique et souhaite le retour d’une droite libérale sur l’économie et ferme sur les sujets régaliens.
En marge de la bataille juridique qui oppose les barons LR à Éric Ciotti, qui entend conserver la présidence du parti malgré son ralliement au Rassemblement national, des candidats de droite aux législatives ont fait le choix de se dépouiller de l’étiquette LR, pour se tourner vers les micro-partis de certaines figures de droite, comme David Lisnard, Valérie Pécresse ou encore d’Aurélien Pradié, qui vient de quitter LR.
Alors que le Sénat prend un poids politique de plus en plus important depuis le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, les élections législatives les 30 juin et 7 juillet pourraient accroître cette influence.
Le sénateur communiste des Hauts-de-Seine, Pierre Ouzoulias, aimerait qu’Emmanuel Macron prenne l’engagement de ne pas gouverner avec l’extrême droite.
Au lendemain d’une réunion en visio entre les cadres de la majorité et le chef de l’Etat pour définir la stratégie à adopter entre les deux tours des législatives, l’un des participants, le président de l’UDI assure qu’il n’y a pas d’autre stratégie autre que celle qui doit prévaloir au premier tour : « Privilégier le vote en faveur des candidats Ensemble pour la République ».
La part des femmes dans les candidatures aux législatives est sensiblement plus basse qu’en 2022. Une donnée qui ne devrait pas aider à féminiser davantage l’Assemblée nationale, qui comptait 37 % de députées avant la dissolution.
Pouvoir d’achat, retraites mais pas d’international : les représentants des trois blocs ont confronté leurs propositions au cours d’un débat plutôt tendu, mais qui ne devrait pas faire bouger les lignes à cinq jours du scrutin.
Ce 26 juin, la porte-parole du gouvernement a annoncé la dissolution en conseil des ministres de trois structures d’extrême droite et d’une association islamiste. Le ministre de l’Intérieur avait déjà annoncé il y a une semaine son intention de dissoudre le GUD Paris.
Invité de la matinale de Public Sénat, Christophe Béchu, secrétaire général du parti Horizons, a évoqué le comportement que la majorité présidentielle pourrait adopter en cas de deuxième tour entre des candidats issus du Rassemblement national et de LFI.
Thématique souvent reléguée à l’arrière-plan du débat électoral historique qui se joue aujourd’hui entre les partis, la culture fait néanmoins l’objet de plusieurs propositions, plus ou moins radicales, d’un bout à l’autre du spectre partisan. Petit tour d’horizon des programmes des principaux blocs politiques en la matière.