Emmanuel Macron a demandé lundi soir aux parlementaires de la majorité d’éviter de se diviser après les tensions soulevées par la loi immigration. Alors que le contexte de fracturation politique reste le même à l’Assemblée nationale, le chef de l’Etat a indiqué chercher à agir sans nécessairement passer par le travail législatif.
Le président de la République va s’adonner à un exercice qu’il a peu pratiqué, celui d’une grande conférence de presse avec une grande variété de sujets. Plusieurs spécialistes de la communication politiques dressent les enjeux de ce rendez-vous capital pour Emmanuel Macron.
L’arrivée de Rachida Dati au ministère de la Culture quinze ans après son passage place Vendôme est la prise de guerre de l’exécutif faite aux Républicains, qui accusent encore le coup. Figure du quinquennat de Nicolas Sarkozy, l’ancienne garde des Sceaux avait déjà parfois dû faire face à l’hostilité de son camp et de l’institution dont elle avait la charge en portant plusieurs réformes contestées.
Une semaine après la nomination au poste de Premier ministre de Gabriel Attal et alors que le nouveau locataire de l’hôtel de Matignon devrait tenir dans les jours à venir sa déclaration de politique générale, c’est ce mardi 16 janvier que le président Emmanuel Macron a décidé d’organiser une conférence de presse. Et ce avant même que son nouveau Premier ministre ne fasse son discours de politique générale.
La mixité sociale à l’école est au cœur de la polémique suscitée par les propos de la nouvelle ministre de l’Education nationale Amélie Oudéa-Castéra pour justifier la scolarisation de ses enfants dans le privé. Une proposition de loi sénatoriale du sénateur communiste Pierre Ouzoulias vise à demander aux établissements privés d’assurer un minimum de mixité sociale contre l’octroi de subventions publiques.
La tête de liste du Rassemblement national aux élections européennes, a fait de ses vœux à la presse une tribune contre le projet européen de Renaissance. Pour le moment donné en tête des sondages, Jordan Bardella a présenté le nouveau Premier ministre Gabriel Attal comme son principal adversaire, affirmant que « les élections européennes sont d’abord des élections de mi-mandat ».
Invité de « Bonjour chez vous » sur Public Sénat ce lundi 15 janvier, Sébastien Chenu, le vice-président du Rassemblement National dit ne « rien » attendre de la conférence de presse d’Emmanuel Macron programmée mardi soir. Il souhaite aussi que le Premier ministre Gabriel Attal se soumette à un vote de confiance après son discours de politique générale.
Ce 27 décembre 2023, l’Europe perdait l’un de ses plus emblématiques architectes. Président de la Commission européenne de 1985 à 1995 et figure emblématique du Parti socialiste en France, Jacques Delors a participé aux plus grands chantiers européens : l’espace Schengen, la monnaie unique, ou encore le programme Erasmus, font partie de ses nombreuses contributions. Invités par Caroline de Camaret et Alexandre Poussart à débattre sur le plateau d’Ici l’Europe, Bernard Guetta député européen français Renew Europe et Assita Kanko députée européenne belge CRE affichent leurs divergences quant à l’héritage de Jacques Delors.
C’est l’une des surprises du gouvernement de Gabriel Attal : la fonction publique ne dispose plus d’un ministère de plein exercice. Sur le plateau d’Extra Local, la secrétaire générale de la CFDT affirme pourtant que la question du salaire des fonctionnaires sera incontournable cette année.
Face à l’arrivée de Rachida Dati au gouvernement, les LR ne peuvent que regretter un « coup de tonnerre », qui affaiblit un peu plus une droite qui relevait la tête depuis le texte immigration. Ce « coup de com’ » impacte les élus LR de la capitale, alors que Rachida Dati vise la mairie. « La droite parisienne est déboussolée », selon l’ancien sénateur de droite, Philippe Dominati.
Alors que son nom circulait pour prendre la suite de Gabriel Attal à l’Éducation nationale, Stanislas Guerini paie au prix fort la volonté présidentielle d’avoir un gouvernement resserré : il vient d’en être exclu. Du moins pour le moment, dans l’attente de la nomination des secrétaires d’Etat et des ministres délégués. Le remaniement signe également la fin de son ministère de plein exercice, celui de la Fonction publique.
Après un an et demi passé au ministère de la Culture, Rima Abdul-Malak a transmis le flambeau à Rachida Dati vendredi 12 janvier. À l’occasion de la passation des pouvoirs, elle a évoqué son parcours et tenu à assumer la « liberté » de parole qui a certainement pesé dans son éviction.
Le premier Conseil des ministres du gouvernement Attal s’est tenu ce 12 janvier à l’Élysée. Fait rare, le traditionnel compte-rendu qui suit la réunion ministérielle n’a pas eu lieu. Le président de la République devrait s’exprimer en début de semaine prochaine.
Stéphane Séjourné, patron du parti Renaissance et président du groupe Renew au Parlement européen, a été nommé le 11 janvier ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. L’eurodéputé succède à Catherine Colonna, dans un contexte marqué par les guerres en Ukraine et au Proche Orient.
Entre un gouvernement marqué à droite, avec peu de renouvellement, qui paraît resserré, où les femmes n’occupent pas de poste clef et la surprise Rachida Dati, qui affaiblit encore les LR, Emmanuel Macron semble loin de la « régénération » promise avec son remaniement.
Emmanuel Macron et Gabriel Attal ont choisi de miser sur un gouvernement resserré et largement droitisé, entre le maintien de plusieurs poids lourds issus des rangs Les Républicains, et l’arrivée de nouvelles figures, dont Rachida Dati. Au Sénat, les LR s’inquiètent de l’impact de ce « débauchage » sur un parti très affaibli. Les élus de gauche estiment que la droite « est de retour au pouvoir ».
L’Élysée a annoncé ce 11 décembre la composition du nouveau gouvernement. Dans les ministères de premier plan (Bercy, Intérieur ou encore Justice), la stabilité domine. Une surprise : l’arrivée de Rachida Dati à la Culture, ou encore de Catherine Vautrin au Travail.
L’arrivée de Rachida Dati, ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy (2007-2009), au très convoité ministère de la Culture est la principale surprise de ce remaniement. Les Républicains, menacés de disparitions après une longue série d’échecs électoraux, perdent du même coup l’une de leurs principales figures.
A quelques jours de la décision du Conseil constitutionnel sur la loi immigration, son président, Laurent Fabius, a fermement rappelé au chef de l’Etat le rôle de la plus haute juridiction du pays. L’aveu par l’exécutif de dispositions potentiellement inconstitutionnelles dans le texte, est mal passé du côté de la rue de Montpensier.
Le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, est l’invité d’« Au bonheur des livres », ce vendredi, sur Public Sénat. L’ancien premier ministre de François Mitterrand, qui vient de se faire détrôner en tant que plus jeune politique nommé à Matignon, réagit à la nomination de Gabriel Attal.