Invité de la matinale de Public Sénat, Yannick Jadot déplore la faiblesse de la diplomatie européenne et de l’action de la présidente de la Commission européenne dans le conflit entre le Hamas et Israël. Le sénateur de Paris fustige la diplomatie européenne et le rapprochement avec la droite allemande à l’approche des élections européennes.
Gérald Darmanin a convié les sénateurs de la commission de loi à un déjeuner de travail jeudi 26 octobre autour du projet de loi immigration. Le patron des sénateurs LR a demandé à ses troupes de ne pas s’y rendre.
Au micro de Public Sénat, le président du groupe centriste, Hervé Marseille, s’est agacé du rejet catégorique par ses alliés Républicains de l’article 3 du projet de loi immigration qui prévoit la régularisation des travailleurs sans-papiers dans les métiers en tension.
Les élections européennes de juin 2024 sont encore lointaines, mais les états-majors des partis y réfléchissent déjà. Chez les LR, la question de la tête de liste n’est pas encore tranchée. Mais petit à petit, les choses semblent avancer en faveur de François-Xavier Bellamy, le chef de fil actuel des eurodéputés LR au Parlement européen. On prend le même et on recommence.
Comme l’année dernière, la commission des finances a décidé de ne pas adopter les crédits de la mission immigration asile et intégration du budget 2024. Le rapport de la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu pointe un budget « incomplet » privilégiant les dépenses d’asile au détriment de « l’intégration ».
Le ministre des Comptes publics Thomas Cazenave a indiqué que le gouvernement ne déposerait pas « à ce stade » d’amendement, dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, autorisant à ponctionner les caisses de l’Agirc-Arrco pour financer le régime de retraites général. Mais cette mesure n’a en réalité pas été totalement abandonnée.
L’idée d’une liste commune entre Renaissance et l’UDI fait son chemin, alors que la ligne des LR sur l’Europe interroge au centre droit. Le président de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille, évoque « une grande alliance centrale ». C’est « peut-être le choix qu’on sera amené à faire. En tout cas, l’UDI ne pourra pas renoncer à sa vision européenne », prévient Françoise Gatel, vice-présidente de UDI. Un choix qui ne serait pas sans effet sur la majorité sénatoriale, que les centristes forment avec LR.
A deux semaines de l’examen du projet de loi immigration, les cadres de la majorité sénatoriale de la droite et du centre ont tenté, une nouvelle fois, de trouver un accord sur leur point majeur de divergence : la régularisation des sans papiers dans les métiers en tension. Chacun a campé sur ses positions laissant planer le doute, à ce stade, sur l’adoption du texte par la chambre haute.
Invitée de la matinale de Public Sénat, la Secrétaire Générale de la CFDT, Marylise Léon, s’est exprimée sur le projet du gouvernement de ponctionner le régime complémentaire agirc-arrco pour abonder le régime général. La Secrétaire Générale de la CFDT met le gouvernement en garde contre cette ponction qui pourrait rompre le dialogue avec les organisations syndicales.
Dans un entretien donné au JDD, le ministre de l’Intérieur a assumé une nouvelle fois les condamnations de la Cour européenne des droits de l’Homme pour des expulsions d’étrangers dangereux. La droite sénatoriale préconise, quant à elle, une révision constitutionnelle pour déroger au droit européen en matière migratoire. (Explications)
Invité de la matinale de Public Sénat, le député Rassemblement national de la Somme, Jean-Philippe Tanguy s’est exprimé sur le conflit entre Israël et salue le déplacement d'Emmanuel Macron en Israël. Le député pointe aussi les répercussions du conflit sur la vie politique française et évoque une montée de l’antisémitisme à gauche.
D’un côté, le ministre de l’Intérieur qui fait de son texte sur l’immigration une réponse au risque terroriste et qui attaque Karim Benzema. De l’autre, un ministre de l’Education nationale qui veut « sortir de nos établissements » les élèves signalés pour radicalisation. Quel sens donner au durcissement du discours de ces deux ministres de poids ? Eléments de réponses avec deux communicants et un politologue.
Le projet de loi immigration reprend une proposition de la droite sénatoriale récemment censurée par le Conseil constitutionnel. Elle consiste à retirer le titre de séjour à des étrangers qui ne respecteraient pas les principes de la République. Un comportement difficile à caractériser en droit malgré les nombreux exemples donnés par le gouvernement cette semaine.
Invité de la matinale de Public Sénat, Patrick Pelloux, médecin urgentiste et ancien chroniqueur à Charlie Hebdo, a confié sa déception face à une gauche qui a selon lui délaissé le combat pour la laïcité.
Après les propos de Gérald Darmanin évoquant « des liens entre Karim Benzema et les Frères musulmans », l’avocat du joueur envisage de porter plainte contre le ministre, mais également contre la sénatrice LR, Valérie Boyer qui a demandé hier « si les faits étaient avérés », la déchéance de nationalité, et le retrait du Ballon d’or.
Depuis l’attentat d’Arras, les alertes à la bombe se multiplient en France. Ce jeudi, encore quatorze aéroports français ont fait l’objet d’alertes à la bombe. Que risquent les auteurs ?
« Il n’y pas de majorité à l’Assemblée nationale, je ne pense pas qu’il soit utile de montrer qu’il n’y en ait pas non plus au Sénat », a déclaré le président du groupe Union centriste Hervé Marseille, au micro de Public Sénat, ce 18 octobre.
La sénatrice LR, Valérie Boyer s’est exprimée sur son communiqué demandant la déchéance de nationalité de Karim Benzema suite « à ses liens avec les Frères musulmans », évoqués par le ministre de l’Intérieur.
Aux questions d’actualité au gouvernement, Gérald Darmanin a fait un état des lieux de la menace terroriste depuis qu’il est en poste à Beauvau. « Il y a 43 attentats islamistes déjoués, 1 tous les mois et demi ».
Le Parti socialiste a voté pour un « moratoire sur sa participation aux travaux de la Nupes », suite au refus de Jean-Luc Mélenchon de qualifier le Hamas de terroriste. Si la participation à l’intergroupe de l’Assemblée est « gelée », « on n’a pas voulu jeter le bébé de la Nupes avec l’eau du bain de Mélenchon », explique Laurent Baumel, l’un des responsables du PS. Autrement dit, c’est défendre l’union de la gauche, mais sans la « méthode » de Jean-Luc Mélenchon et de ses proches.