Depuis quelques semaines, les déplacements d’Emmanuel Macron et de ses ministres sont systématiquement perturbés par des manifestants. Au-delà des « casserolades », l’incapacité du Président de la République à mettre en scène le contact avec le « peuple » pose question dans les institutions de la Vème République. D’autant plus qu’au-delà de ces scènes sur le terrain, les enquêtes d’opinion font transparaître une hostilité profonde au chef de l’Etat.
Plusieurs membres du Sénat, notamment dans les rangs du centre, ont exprimé ce 25 avril une pensée après l’annonce de la mort de l’ancien ministre UDF François Léotard.
Après avoir obtenu des documents de la part du gouvernement concernant le pilotage du Fonds Marianne, lancé par Marlène Schiappa, le président (PS) de la commission des finances du Sénat, Claude Raynal estime qu’il y a matière à lancer une commission d’enquête. Il en fera la demande le 3 mai aux membres de la commission. Majoritaire au Sénat, la droite n’a pas dit non.
Une vaste opération de maintien de l’ordre a débuté le vendredi 21 avril à Mayotte. L’opération Wuambushu visait le démantèlement des bidonvilles installés sur l’île et l’expulsion des migrants en situation irrégulière. Le tribunal judiciaire de Mamoudzou a néanmoins suspendu l’opération jugeant les conditions d’expulsion irrégulières et les solutions de relogement insuffisantes. En parallèle, les Comores refusent la reconduction sur leur territoire des migrants irréguliers.
Malgré la promulgation de la réforme des retraites, les Français n’arrivent pas à passer à autre chose. D’après le dernier baromètre politique d’Odoxa, réalisé par Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale, Emmanuel Macron reste scotché à son plus bas niveau de popularité. 70% des Français jugent qu’il est un « mauvais Président » et 65% le trouvent « brutal ».
« On peut être étonné que le président de la République se mêle du règlement des assemblées », réagit le sénateur LR Philippe Bas, alors qu’Emmanuel Macron s’interroge sur une révision de leurs règlements pour « éviter le blocage », après la réforme des retraites. « Je connais un bon moyen : supprimer le Parlement », ironise le président du groupe PS, Patrick Kanner.
Le chef de l’Etat affirme qu’il aurait dû se « mouiller » davantage sur la réforme des retraites. Il annonce « un grand projet de restauration écologique de nos écoles ». Il soutient que les patients qui « ne viennent pas aux rendez-vous » chez un médecin seront « un peu sanctionnés ».
Emmanuel Macron a confirmé qu’un texte immigration serait bien examiné au Parlement d’un seul bloc. Reste à savoir si la loi sera celle qui a déjà été examinée en commission au Sénat, dont le parcours législatif était jusqu’à présent resté en suspens. Dans tous les cas, le passage au Parlement s’annonce mouvementé pour un texte critiqué à droite comme à gauche, et qui divise jusque dans la majorité sénatoriale.
Après avoir obtenu du gouvernement des documents concernant le pilotage du Fonds Marianne, lancé par Marlène Schiappa après la mort de Samuel Paty dans le but de lutter contre les séparatismes, le président de la commission des Finances, Claude Raynal estime qu’il y a matière à lancer une commission d’enquête.
Faut-il débattre avec l’extrême droite ? Le 13 avril dernier, le palais des sports de Paris accueillait la deuxième édition des débats de l’hebdomadaire Valeurs actuelles. Une soirée organisée par un magazine déjà condamné pour injures à caractère raciste et jugé proche de l’extrême droite. La présence de l’animateur Hugo Clément à ces débats a fait polémique. Interrogé dans l’émission Et maintenant, l’économiste défend la présence de l’animateur.
Réélu le 24 avril 2022, Emmanuel Macron réussit une première historique. Mais vite, la machine se grippe, avant que le train ne déraille, lors des législatives. Privé de majorité absolue, il se retrouve contraint de négocier, texte par texte. Son pouvoir est entravé. 28 textes sont néanmoins adoptés au Parlement, dont en réalité seulement trois par 49.3 : les budgets et surtout la réforme des retraites, malgré la rue. Une impression de « fin de règne » plane, alors que son mandat s’achèvera dans quatre ans. Pour Emmanuel Macron, rebondir est une obligation.
Invitée de Public Sénat ce vendredi 21 avril, Ségolène Royal a appelé au retrait de la réforme des retraites, seule manière selon elle de sortir de la crise politique et sociale. L’ancienne ministre de François Hollande a également dénoncé la verticalité du pouvoir exercée par Emmanuel Macron.
Invité de la matinale de Public Sénat, le député Horizons Gilles Boyer, ami et ancien bras droit d’Edouard Philippe à Matignon, confirme les ambitions présidentielles du maire du Havre. Il veut toutefois rester prudent sur « ce que l’avenir réserve », à quatre ans de l’échéance.
C’est un scrutin qui se prépare dans la discrétion. Les LR planchent activement sur les listes pour les élections sénatoriales de septembre prochain. En Ile-de-France, les sortants entendent rempiler pour un nouveau mandat. Mais à Paris, en Essonne ou dans les Hauts-de-Seine, la composition des listes n’est pas toujours évidente. Publicsenat.fr fait le point.
Reporté fin mars, le projet de loi immigration pourrait faire son retour au Sénat dans les prochaines semaines. C’est le souhait exprimé par Gérald Darmanin qui tend une nouvelle fois la main à la droite pour obtenir une majorité. Mais même au Sénat à majorité de droite, le point d’atterrissage du texte est incertain. LR et centristes restent en désaccord sur le volet régularisation.
Rebondissant sur les révélations de plusieurs médias sur l’utilisation des subventions du Fonds Marianne, le groupe PS du Sénat a déposé une proposition de résolution pour la création d’une commission d’enquête parlementaire. Par ailleurs, une série de documents relatifs au fonctionnement de ce fonds a été transmise mercredi par le gouvernement à la commission des finances du Sénat.
01:54 Invité de la matinale de Public Sénat, François Patriat, le président du groupe RDPI-Renaissance au Sénat, salue la volonté du chef de l’Etat de tourner la page de la réforme des retraites. Il appelle l’exécutif à se pencher sur les sujets « du quotidien » pour renouer avec les réformes
Alors que le Président de la République souhaite « accélérer » et conclure définitivement la séquence des retraites, les sénateurs communistes ont déposé une proposition de loi visant l’abrogation de la réforme des retraites.
Dans la suite de la prise de parole d’Emmanuel Macron, la Première ministre Elisabeth Borne est chargée de mettre en œuvre un nouveau calendrier de réformes.
Sur Public Sénat, la députée LFI Clémentine Autain a dénoncé « le vide » de la prise de parole télévisée d’Emmanuel Macron, lundi soir. Elle a également critiqué la Constitution, qui permet au chef de l’Etat d’avancer « avec brutalité ».