La présidente des députés insoumis estime que le chef de l’Etat « torpille » le projet d’inscription dans la Constitution du droit à l’avortement, en le soumettant parmi d’autres mesures dans une proposition de révision constitutionnelle globale.
La présidente du groupe La France insoumise exige la publicité des débats de la commission mixte paritaire sur la réforme des retraites. Pour le moment, il est prévu que cette réunion se déroule à huis clos, comme il est d’usage sur tout texte de loi.
Sept sénateurs et sept députés vont tenter de trouver un texte commun sur la réforme des retraites. « La surcote pour les femmes » fait partie des « lignes rouges » de la majorité sénatoriale, prévient le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau. Sur les carrières longues, sujet auquel les députés LR sont attachés, il ne veut en revanche pas trop alourdir la facture… Le rapporteur au Sénat, René-Paul Savary, a cependant « bon espoir pour le compromis, car tout le monde souhaite une CMP conclusive ».
Plus d’un sénateur sur cinq dans la majorité sénatoriale, composée des Républicains et de l’Union centriste, n’a pas souhaité voter en faveur du projet de loi le 11 mars. La proportion est notable, d’autant que les défections relevaient de l’exception lorsque la majorité sénatoriale défendait chaque automne un relèvement de l’âge légal à 64 ans.
Emmanuel Macron consulte, aujourd’hui, les représentants des associations d’élus locaux afin de les sonder sur la décentralisation et une éventuelle réforme des institutions.
Mercredi 15 mars à 9 heures, sept députés et sept sénateurs se retrouveront pour trouver un compromis sur le projet de réforme des retraites. Ils se réuniront en commission mixte paritaire (CMP) pour quelques heures, à huis clos. En quoi consiste cette étape du processus législatif ?
Samedi soir, le Sénat a adopté le budget rectificatif de la Sécurité sociale qui repousse l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans et accélère le processus Touraine, qui porte la durée de cotisation à 43 ans. Au-delà de cette mesure phare, retour sur les ajustements qu’a subi le texte au Sénat, avant la commission mixte paritaire qui se tiendra mercredi prochain à 9h.
Après 10 jours d’examen de la réforme des retraites au Sénat, certains sénateurs se sont révélés aux yeux du grand public, en particulier à gauche, où les élus n’ont pas été avares en saillies verbales pour s’opposer au projet de loi.
La CMP qui devra trouver un compromis sur la version définitive de la réforme des retraites se réunit mercredi matin à 9h à l’Assemblée nationale. Sept députés et sept sénateurs se réuniront pour négocier, avec une majorité pour les dix parlementaires Ensemble et LR, favorables à la réforme des retraites.
Invité de Bonjour chez vous, le sénateur Union centriste des Hauts-de-Seine Hervé Marseille est revenu sur les débats sur la réforme des retraites au Sénat, pointant « une mutation dans la façon de faire » de la gauche.
Le Sénat a voté samedi soir la réforme des retraites. Au micro de Public Sénat, Gérard Larcher s’est félicité des apports de la Chambre haute, qui devraient être au cœur des négociations en commission mixte paritaire, prochaine étape législative pour ce projet de loi.
Pour l’avant-dernière journée d’examen de la réforme des retraites au Sénat, la gauche a répété inlassablement les mêmes mots, lors de chacune de ses prises de parole, pour dénoncer par l’absurde l’accélération des débats imposée par le gouvernement et la majorité sénatoriale. Si certains sujets de fond sont évoqués – retraite des élus, des sapeurs-pompiers, retraite anticipée ou cumul emploi/retraite – ils ne sont que survolés, laissant un goût d’inachevé.
Bruno Retailleau, le président du groupe LR au Sénat, a renoncé ce samedi à défendre l’amendement qu’il portait pour accélérer l’extinction des régimes spéciaux, celui-ci n’ayant pas été retenu par l’exécutif dans le cadre de la procédure du 44-2, activée la veille. Par un effet domino, le retrait de cet amendement a aussi des conséquences plus politiciennes : il retire aux élus de gauche plusieurs heures de temps de parole. Explications.
Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a déclenché vendredi l’utilisation de l’article 44-3 pour accélérer les débats au Sénat sur la réforme des retraites. Le recours à cet outil constitutionnel, pour mettre fin aux tentatives d’obstruction parlementaire de la gauche, vient ponctuer trois journées d’examen marquées par de vives tensions, et l’utilisation de multiples mécanismes réglementaires pour faire avancer la discussion.
Dans son rapport annuel publié ce vendredi, la Cour des comptes pointe du doigt une « décentralisation inachevée », dans un contexte de forte dégradation des finances publiques. Les sénateurs saluent un rapport qui doit servir à interpeller l’exécutif sur la nécessité de changer de cap.
Vendredi 10 mars, le gouvernement a eu recours à l’article 44 alinéa 3 de la Constitution afin de se prononcer par un seul vote sur l’ensemble de la réforme des retraites, en ne retenant que soixante-dix amendements de la majorité sénatoriale restant en discussion. Mais les trois groupes de gauche ne désarment pas pour autant.
Alors que le gouvernement déclenche l’utilisation de l’article 44 alinéa 3 de la Constitution, la droite sénatoriale dénonce l’obstruction de la gauche.
Après le déclenchement, le 10 mars, du vote bloqué, le président du groupe LR Bruno Retailleau justifie l’utilisation de cet article par le gouvernement face à une obstruction sénatoriale de gauche « jamais vue en 20 ans ».
Au micro de Public Sénat, Franck Riester, le ministre des relations avec le Parlement, assure que le recours à l’article 44-3 de la Constitution pour permettre un vote unique sur l’ensemble de la réforme des retraites, permettra d’aller « au fond des débats », et de mettre fin à l’obstruction déployée par la gauche.