Invité de notre matinale, Jean-Philippe Tanguy a maintenu la proposition du RN d’abroger la réforme des retraites d’Élisabeth Borne, alors que Jordan Bardella a confié « examiner » un report de l’âge légal de la retraite. Le chef de file du RN sur les questions financières a en revanche confirmé que le RN planchait sur une suppression de l’âge légal de départ pour se concentrer uniquement sur la durée de cotisation.
Le gouvernement a détaillé de nouvelles mesures d’accompagnement pour faire face à la flambée des carburants, mais n’a toujours pas révélé ses choix en matière d’économies, pour tenir la trajectoire des comptes publics. Au Sénat, le rapporteur général de la commission des finances exige par courrier à Bercy la communication des arbitrages. La demande pour un projet de loi de finances rectificative monte également.
Dans un communiqué, le sénateur LR Jean-François Husson appelle le gouvernement à agir, estimant que le cadre budgétaire voté en début d’année « n’est plus crédible ». Il considère que cela doit passer par un budget rectificatif, seul capable de redonner de la « visibilité à la Nation face aux incertitudes économiques et géopolitiques ».
Nommé par Emmanuel Macron pour prendre la tête de la Banque de France, Emmanuel Moulin a assuré les sénateurs qui l’ont auditionné de sa totale « indépendance », s’il est bien confirmé à ce poste. « Homme libre », il juge que le « quoi qu’il en coûte », lors du covid, « aurait pu être désactivé plus tôt » et que les mesures de soutiens face au coût de l’énergie ont été « beaucoup trop élevées ».
La menace du patron de Canal+ d’écarter les signataires d’une tribune contre l’influence de Vincent Bolloré a provoqué une onde de choc à Cannes. Au-delà de la polémique politique, l’affaire met en lumière la place devenue incontournable du groupe dans le cinéma français. Premier financeur privé du secteur, diffuseur historique et désormais présent dans une partie de l’exploitation des salles via UGC, Canal+ s’impose à tous les niveaux de la chaîne de valeur d’une filière fragilisée et fortement dépendante de ses investissements.
Le sommet du G7 des ministres des Finances s’ouvre dans une période de grande inquiétude pour la croissance mondiale. Le blocage du détroit d’Ormuz, dans le Golfe Persique, s’il se prolongeait, pourrait accentuer les difficultés sur nombre d’économies du globe. Les marges de manœuvre, en dehors d’une résolution du conflit, sont par ailleurs limitées.
Les chiffres de l’emploi continuent de se dégrader au premier trimestre 2026, avec un taux de chômage qui a passé la barre des 8%. Pour Stéphanie Villers, économiste et conseillère économique au cabinet PwC France, seul un retour de la croissance permettra de débloquer la situation, en dépit des politiques de plein emploi déployées sous la présidence d’Emmanuel Macron.
Et si l’augmentation des prix à la pompe était l’arbre qui cachait la forêt ? Depuis qu’une partie du pétrole mondial est bloquée dans le détroit d’Ormuz, la crise nous rappelle que le modèle des économies occidentales reste encore fortement dépendant des énergies fossiles. Qu’en est-il des ressources nécessaires à notre production comme le bois, l’acier ou le plastique ? La crise inflationniste menace-t-elle de nouveau ? Quelles leçons avons-nous tirées des crises énergétiques précédentes ? Quentin Calmet abordait cette semaine les enjeux de la crise de l’énergie dans l’émission Dialogue citoyen.
Alors que le déficit public était encore supérieur à 5% en 2025, la possibilité d’instaurer une limite constitutionnelle au déficit, la fameuse « règle d’or » budgétaire, fait son chemin. Une proposition de loi sénatoriale visant à sa mise en œuvre doit être déposée dans les prochaines semaines. Ce qui ne va pas sans susciter des craintes démocratiques, de l’avis de plusieurs juristes.
Au micro de Public Sénat, la sénatrice communiste appelle « à un blocage des prix » à la pompe, financé par une taxation des superprofits enregistrés par les grands groupes pétroliers depuis le début de la crise au Moyen-Orient.
Le sénateur Horizons Claude Malhuret estime que les conséquences économiques liées à la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran sont minimisées par le débat public. Au micro de Public Sénat, l’élu anticipe, outre les carburants, un impact sur l’agriculture, le tourisme et l’inflation.
Auditionnée au Sénat, Christel Heydemann a été interrogée sur les conséquences du futur rachat de SFR par ses concurrents. Elle a insisté sur la nécessité pour le secteur d’améliorer ses marges pour procéder à des investissements, dans une période d’évolutions technologiques. Une base de clients élargie permettra de mieux amortir les coûts fixes des infrastructures, a-t-elle rappelé.
Alors que la flambée des prix des carburants est en train de s’ancrer dans la durée, Sébastien Lecornu annonce que le gouvernement va revoir d’ici la semaine prochaine les dispositifs d’aides déployés pour certains secteurs. L'exécutif espère encore parvenir à protéger le pouvoir d'achat des plus fragiles et l'activité économique sans dévier de son cap budgétaire.
Conséquence de l’augmentation des prix à la consommation en avril, le salaire minimum devrait être revalorisé dans les mêmes proportion au 1er juin, si les estimations préliminaires de l’Insee se confirment dans une prochaine publication.
Avec le regain de tensions sur les cours du pétrole, la question d’une mise à contribution plus forte des groupes pétroliers revient avec plus de vigueur dans le débat public. Plusieurs limites pourraient freiner une initiative de ce type en France.
Plombée par la demande intérieure et les exportations, l’économie française montre des signes d’essoufflement avec un produit intérieur brut qui n’a pas progressé sur les trois premiers mois de l’année. L’inflation continue d’augmenter, conséquence de la hausse des cours du pétrole, à 2,2 % au mois d’avril, selon les chiffres de l’Insee publiés ce jeudi.
Auditionné par la commission des finances du Sénat, David Amiel a une nouvelle fois répété que les six milliards d’euros qui pèsent sur le budget en raison de la guerre en Iran, devront être compensés ailleurs.
Le sénateur écologiste estime que le géant français de l’industrie pétrolière « profite » de la guerre au Moyen-Orient, avec des bénéfices qui s’envolent depuis plusieurs semaines. Il appelle également le gouvernement à élargir les aides ciblées à d’autres catégories socio-professionnelles, comme les infirmiers libéraux.
Alors que TotalEnergies affiche des bénéfices record portés par la crise au Moyen-Orient, le Premier ministre invite le géant pétrolier à un geste commercial « rapide » en faveur des consommateurs. Devant le Sénat, Sebastien Lecornu a mis en garde contre le « Total bashing » et a prôné une redistribution volontaire, le gouvernement restant opposé à la taxation des superprofits.
Sébastien Lecornu a pris un engagement ferme ce mercredi devant le Sénat : l'intégralité des surplus fiscaux liés à la hausse des prix des carburants sera réinjectée dans les dispositifs d'aide. En chiffrant cette « cagnotte » à 170 millions d'euros, le Premier ministre entend aussi balayer l'idée d'un État « profiteur de crise ».