Auditionnés par la nouvelle mission d’information sénatoriale sur la canicule 2026, cinq ministres ont répondu aux questions des sénateurs. Ils ont pu dresser un premier bilan de la canicule de juin, alors qu’un nouvel épisode caniculaire débute en juillet.
Bénéficiant d’un calendrier accéléré, le projet de loi visant la relance du logement est examiné en séance au Sénat à partir du 7 juillet. Le texte a fait l’objet de plusieurs retouches en commission, parfois sensibles. Certaines visent notamment à accélérer les travaux d’adaptation aux vagues de chaleur, une orientation que partage le gouvernement.
Le ministre de la Ville et du Logement, invité de la matinale de Public Sénat, se dit « favorable » à des amendements parlementaires déposés sur le projet de loi sur le logement, qui viseraient à améliorer le confort d’été.
Alors que de nombreux incendies frappent le sud de la France depuis hier, comme dans l’Aude, les Bouches-du-Rhône et les Pyrénées-Orientales, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que « 8700 hectares de forêts ont déjà brûlé » depuis le début de la saison estivale. Retour sur les moyens mis en place dans notre pays pour prévenir et lutter contre ces incendies.
Les sénateurs ont adopté l’article 11 du projet de loi d’urgence agricole. Il instaure la possibilité d’exiger une servitude d’utilité publique, sur les terrains contigus aux exploitations agricoles qui sont susceptibles de faire l'objet de traitements phytosanitaires. La ministre Annie Genevard soutient une mesure de « justice », les écologistes s’inquiètent d’un « renversement total ».
Les sénateurs ont adopté l’article 10 du projet de loi d’urgence agricole, conçu dans une logique de protection du foncier agricole. Il assouplit la compensation des atteintes à la biodiversité, lorsque celle-ci s’applique sur des terrains agricoles. Il permettra de les mettre en œuvre dans un périmètre bien plus large que dans le cadre actuel. La gauche, en particulier les écologistes, dénonce un « détricotage environnemental ».
Les sénateurs ont revu, contre l’avis du gouvernement, la définition des zones humides, que la droite sénatoriale estime trop nombreuses. Ils ont aussi allégé les contraintes qui pèsent sur les zones humides fortement dégradées. « Il faut vraiment préserver les zones humides », rétorque le sénateur Les Ecologistes Daniel Salmon.
La ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation n’a pas supporté l’interpellation vive des écologistes à l’Assemblée nationale au sujet de la préparation à la canicule et des politiques d’adaptation. « Quand on dit que la canicule est politique et que bientôt on va dire que c'est le gouvernement qui l'a organisée, c'est indécent, c'est anormal », s’exclame-t-elle.
Au lendemain d’un échange vif avec Cyrielle Chatelain, présidente des députés écologistes, sur le bilan humain de la canicule de juin, le Premier ministre a été interpellé à nouveau par leurs homologues sénateurs. Disposé à travailler « de bonne foi » avec les « contraintes budgétaires », Sébastien Lecornu a estimé que l’on ferait « fausse route » si la logique politique était d’obtenir la censure du gouvernement.
Alors que la chambre haute a commencé l’examen en séance du projet de loi d’urgence agricole, la ministre de l’Agriculture a mis en garde contre certains ajouts en commission, comme la réintroduction dérogatoire de produits phytosanitaires tels que l’acétamipride. Cet ajout pourrait, selon elle, mettre en péril la totalité du texte.
Une vingtaine de parlementaires de tous bords appellent à adopter une ligne de conduite commune sur la protection et la gestion de la ressource en eau. Ils formulent une quinzaine de propositions transpartisanes, présentées comme une alternative aux dispositions portées par le projet de loi d’urgence agricole, bientôt examiné au Sénat. Ce texte, qui assouplit le cadre actuel, soulève de vives inquiétudes chez les acteurs de l’eau.
La canicule frappe de plein fouet une agriculture française dont les productions sont mal adaptées à des températures aussi extrêmes. La chaleur avance le calendrier des moissons, menace la maturation du raisin et épuise certains élevages. Tour d’horizon des filières les plus impactées avec le témoignage de plusieurs sénateurs, eux-mêmes agriculteurs.
L'Europe affronte cette semaine une nouvelle vague de chaleur qui s'accentue et contraint plusieurs pays à prendre des mesures, notamment des fermetures d'écoles en France et des annulations de trains en Belgique lundi.
Il s'agit de la deuxième à frapper l'Europe de l'Ouest en moins d'un mois. Selon le consensus scientifique, le changement climatique induit par l'activité humaine rend plus intenses les phénomènes météorologiques extrêmes, notamment ces vagues de chaleur.
Près de 36 millions de Français, soit plus d'un sur deux, sont concernés par la vigilance orange canicule vendredi, selon un calcul de l'AFP croisant la liste des 53 départements placés en vigilance orange par Météo France et les estimations de population de l'Insee.
Interrogée ce mercredi par les sénateurs lors des questions au gouvernement, Monique Barbut assume ses désaccords avec la tournure prise par la loi agricole. La ministre désapprouve la réintroduction de deux pesticides par la droite sénatoriale et juge que le texte « va beaucoup trop loin » sur l’allègement de certaines normes sur le stockage d’eau et la protection du loup.
Le sénateur Vincent Louault a défendu au micro de Public Sénat sa proposition de loi visant à confier les missions de police environnementale de l’OFB aux services de l’Etat. Cet agriculteur de profession a aussi réaffirmé la volonté de réintroduire l’acétamipride à l’occasion des débats sur le projet de loi d’urgence agricole, qui arrivera au Sénat le 17 juin.
Alors que le Sénat s'apprête à examiner le projet de loi d'urgence agricole, la majorité sénatoriale pourrait retirer le loup de la liste des espèces protégées pour mieux lutter contre la hausse des prédations. Auditionné le 10 juin, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, se dit favorable à cette évolution, mais rappelle qu’elle serait contraire aux règles européennes.
Le sénateur les Indépendants Vincent Louault a déposé une proposition de loi transférant les missions de police environnementale de l’OFB à la police judiciaire et aux préfectures. Depuis deux ans, la majorité sénatoriale multiplie les propositions de réforme des agences environnementales.
Dans un rapport remis ce mercredi sur l’avenir du pastoralisme, plusieurs sénateurs pointent la « détresse » des éleveurs face aux attaques croissantes de loups. Ils appellent à restreindre encore davantage le niveau de protection de l’animal en le retirant de la liste des espèces protégées. Certaines de leurs recommandations pour élargir les possibilités de tirs de défense figurent dans la loi agricole qui arrive fin juin au Sénat.
Auditionnés par les parlementaires, les dirigeants de la nouvelle Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) ont alerté sur les baisses de crédits qu’a subies l’institution issue de la fusion de l’ex-ASN et l’ex-IRSN. Ces arbitrages budgétaires vont principalement peser sur le budget d’investissement de long terme et de recherche de l’ASNR.